Session Posters 2015
Catégorie : Médicaments

EVALUATION DE L´UTILISATION DU PALMITATE DE PALIPÉRIDONE DANS LE CADRE DU SWITCH THÉRAPEUTIQUE AVEC LA RISPÉRIDONE INJECTABLE

Réf. 021 M
Jérémy ROGER1, Frédérique PLASSART1, Jean michel DESCOUTURES1
1 : Pharmacie, C.H. Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant - colonel Prudhon, 95107 Argenteuil
Résumé du poster
Introduction : Le palmitate de palipéridone (PP), antipsychotique récent d’action prolongée, est indiqué dans le traitement d’entretien de la schizophrénie. De par ses avantages apparents, celui-ci tend de plus en plus à se substituer aux autres thérapeutiques dont la rispéridone injectable (RI).
Notre étude vise à analyser les prescriptions de PP chez les personnes ayant précédemment reçu un traitement par RI et ainsi évaluer le switch thérapeutique mis en place.


Matériels & méthode : Etude rétrospective des dossiers patients du Centre Hospitalier et du Centre Médico-Psychologique d’Argenteuil sur une période allant de janvier 2013 à juillet 2014.
Création d’une grille d’évaluation afin de :
-Préciser les motivations ayant justifié un changement de traitement
-Vérifier le suivi des recommandations lors du switch et, dans le cas contraire,
souligner les écarts observés
-Relever les différents problèmes survenus sous PP


Résultats & discussion : Nous avons analysé les dossiers de 17 patients. Les motivations poussant au switch thérapeutique sont essentiellement médicales avec la recherche de l’amélioration de l’observance dans 65% des cas, la volonté de corriger un état resté fluctuant sous RI chez 30% des patients et la présence d’effets indésirables sous RI pour 18% des malades. On remarque une absence de données pour 2 patients. Précisons que, pour un même individu, plusieurs raisons au changement de traitement peuvent être retrouvées.
Considérant les indications thérapeutiques et les recommandations à respecter lors d’un switch RI/PP : 82% des patients présentent un changement de thérapeutique en bonne et due forme. Pour les 18 % restants, deux types d’erreur ont pu être recensés : l’emploi d’une mauvaise équivalence de dose (12%) et le non-respect du protocole d’instauration J1/J8 (6%).
Dans le groupe « respect des recommandations » (14 patients), un tiers ont présenté des problèmes de tolérance ou d’efficacité. 60% ont développé des effets indésirables notables conduisant notamment à des ajustements de dose et 40 % ont présenté une dégradation de leur état par manque d´efficacité du PP nécessitant la réinstauration de la RI.

Conclusion : Ainsi, de par ses avantages potentiels (modalités d´administration, de conservation...), le PP apparaît intéressant dans la prise en charge des patients schizophrènes. Toutefois, même si le respect des recommandations est une condition nécessaire, celle-ci n’est pas suffisante au bon déroulement du switch thérapeutique (problèmes d´efficacité, de tolérance). Un suivi rapproché des patients demeure primordial afin de déceler, au plus tôt, les problèmes pouvant survenir et permettre une prise en charge optimale des patients.

Mots clés : Schizophrénie, Pharmacie, Médicament