Session Posters 2015
Catégorie : Dispositifs médicaux

PLACE D´UN NOUVEAU DISPOSITIF MÉDICAL HÉMOSTATIQUE SUITE À UNE ANGIOPLASTIE CORONAIRE PAR VOIE FÉMORALE : HEMCON PATCH®

Réf. 032 DM
Céline LEPLAY1, Olivia CHAUVEL1, Thierry CARRERES2, Christine HOUSSET1, Jean-michel DESCOUTURES1
1 : Pharmacie, Centre Hospitalier Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95107 Argenteuil
2 : Cardiologie, Centre Hospitalier Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95107 Argenteuil
Résumé du poster
Introduction : Dans notre hôpital, 12.5% des angioplasties coronaires transluminales percutanées (ACTP) sont effectuées par voie fémorale. Pour en limiter la principale complication, l’hématome au point de ponction, des dispositifs de compression (DC) et de fermeture artérielle (DFA) sont disponibles. L’utilisation récente par les cardiologues interventionnels de l’HemCon Patch® (HC), nouveau DC potentiellement prometteur à base de chitosan, nous a permis de constater un manque de recommandations et d’études cliniques encadrant ce dispositif médical (DM). L’objectif de ce travail est d’évaluer les premiers résultats obtenus avec ce DM dans l’ACTP par voie fémorale.

Matériels & méthode : Une étude rétrospective observationnelle a été menée à partir des comptes-rendus de patients ayant subi une ACTP par voie fémorale de août 2013 à juillet 2014 (n=80). Les données recueillies étaient démographiques, thérapeutiques, relatives à l’ACTP et au DM utilisé, HC (n=16), DFA (n=42) ou compression manuelle (n=22). Le Score Crusade (SC) permettant d’évaluer sur une échelle de 1 à 100 le risque hémorragique a été calculé pour les patients ayant développé un hématome nécessitant une transfusion.

Résultats & discussion : Le mécanisme d’action des DFA consiste en une fermeture du point de ponction en l´enserrant entre une ancre et une éponge de collagène. Celui de HC consiste en une compression du point de ponction et une réaction avec le chitosan qui attire les globules rouges et les plaquettes. L’âge moyen des patients identifiés est de 67.2 ans. Le pourcentage moyen d’hématomes (5%) retrouvé après l’ATCP par voie fémorale dans l’étude est cohérent avec la littérature. Des hématomes sont apparus chez 18% des patients du groupe HC (n=3), 2% du groupe DFA (n= 1) et chez aucun des patients du groupe compression manuelle. Le risque d’hématome sous HC semble augmenté. Ce résultat pourrait être néanmoins lié à un biais de sélection. En effet, parmi les 3 patients ayant développé un hématome sévère avec HC, 2 présentaient un très haut risque hémorragique (SC 52 et 56) et le troisième un risque intermédiaire (SC de 36). Le patient du groupe DFA présentait lui un risque intermédiaire (SC 35). Au regard de ces résultats il semblerait utile de compléter les données en évaluant le SC de tous les patients de l’étude. Après évaluation de ces nouvelles données, une précaution d’emploi voire une contre-indication de HC chez les patients à très haut risque de saignement pourrait être envisagée.

Conclusion : Les cliniciens restent convaincus de l’efficacité de ce DM, mais la population de patients éligibles reste à définir. Une étude randomisée incluant un nombre de patients plus important est nécessaire afin de comparer l’efficacité des DFA, de l’HC et de la compression manuelle dans la prise en charge post ATCP par voie fémorale.

Mots clés : Dispositif médical hémostatique, HemCon Patch, Chitosan