Session Posters 2015
Catégorie : Pharmacotechnie

ANALYSE DES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE CONTRÔLE DES CHIMIOTHÉRAPIES : QUEL CHOIX POUR UN CENTRE HOSPITALIER GÉNÉRAL ?

Réf. 049 PT
Anne DELDICQUE1, Matthieu BOURHIS1, Cécile CADOT1, Farahna SAMDJEE1, Camille PICHARD1
1 : Pharmacie, Hopital André Mignot, 177 rue de Versailles , 78157 Le Chesnay
Résumé du poster
Introduction : Dans un contexte d’augmentation de la production (15057 préparations en 2014, +13% en 1 an), d’un projet d’extension de l’hôpital de jour avec augmentation de la capacité d’accueil ainsi que dans le cadre de projets de sous-traitance, une amélioration de l’efficience du contrôle libératoire des chimiothérapies a été envisagée (contrôle actuellement réalisé par double contrôle visuel). Les méthodes analytiques, gravimétriques et de vidéo-analyse (Drugcam®) ont été étudiées ainsi que leurs modalités de mise en œuvre au regard d´une Unité de Reconstitution de Chimiothérapies qui s´organise de la façon suivante : 3 PPH, 2 pharmaciens, 1 interne, travaillant en isolateur avec le logiciel CHIMIO®.

Matériels & méthode : Le recueil des données pour chaque méthode s’est fait par revue bibliographique, visites de centres utilisant en routine les méthodes à l’étude (CH d’Argenteuil, hôpital Saint Louis, CH de la Rochelle), participation à une journée de partage d’expériences sur le contrôle des chimiothérapies. Un groupe de travail s’est ensuite réuni afin d’établir une liste de critères pour le choix de la méthode de contrôle et chaque critère a été ainsi pondéré afin d’obtenir une note globale sur 100 points : coût global de mise en place (40 points), part de la production contrôlable par la méthode (30 points), performances de la méthode (20 points), encombrement de l’isolateur ou besoins en locaux supplémentaires (10 points).

Résultats & discussion : La méthode analytique étudiée (QC prep II®) a recueilli un total de 65 points (coût des consommables, nécessité d’un équivalent temps plein supplémentaire, 80% de la production contrôlable, besoin en locaux supplémentaires). Le contrôle gravimétrique a recueilli un total de 75 points (spécificité relative avec des densités très proches de 1, encombrement de l’isolateur, 85% de la production contrôlable). La méthode Drugcam® a recueilli la note la plus élevée(85 points) et, est donc la méthode retenue pour le contrôle des chimiothérapies. En effet, malgré un coût de mise en place élevé, cette méthode permet de contrôler 100% de la production sans besoin en personnel ni en locaux supplémentaires.

Conclusion : La méthode Drugcam® semble, selon les critères de choix établis, la plus adaptée à notre établissement. Elle représente cependant un investissement conséquent ; il faut en effet compter 78 000 euros pour l’équipement de 2 postes de travail. Des pistes d’allègement de l’investissement sont donc à l’étude, notamment un système de leasing (location-achat) ainsi qu’une recherche de financements extérieurs.

Mots clés : Contrôle, Chimiothérapies, Drugcam, Gravimétrie