SÉCURISATION DES ANTIBIOTHÉRAPIES IV AU POINT DE TRANSITION HÔPITAL/VILLE : ÉTAT DES LIEUX ET PLAN DE COMMUNICATION
Réf. 013 M
Amarande DARRY1, Jean francois HUSSON1, Mathilde EMONET1
1 : Pharmacie à usage intérieur, centre hospitalier de Blois, Mail Pierre Charlot, 41000 BLOIS
Résumé du poster
Introduction : Les patients hospitalisés peuvent être amenés à poursuivre leur traitement d´antibiotiques injectables en ambulatoire. Le circuit de dispensation de ces antibiotiques est cependant mal connu des prescripteurs générant un risque de rupture dans la continuité du traitement.
Objectif:
Etablir un plan de communication pour les prescripteurs sur les modalités de dispensation des antibiotiques injectables afin de sécuriser le point de transition hôpital/ville et la prise en charge de ces patients.
Identifier les situations où une dispensation de ces antibiotiques pourrait être complexe et proposer des solutions de prise en charge aux prescripteurs.
Matériels & méthode : Recensement de tous les antibiotiques injectables au livret de l´établissement.
Recherche des données réglementaires sur les modes de dispensation.
Enquête sur la disponibilité des médicaments dans les pharmacies (grossistes et fabricants).
Confronter les modalités de dispensation théoriques à la situation du marché ville pour ces produits.
Résultats & discussion : Nous avons recensé 31 spécialités d´antibiotiques injectables :
~ 29% (9) relèvent de la rétrocession dont 2 ne sont plus commercialisées : Cefazoline Merck et Claforan (Cefotaxime), leurs génériques commercialisés sont eux identifiés comme relevant de la réserve hospitalière.
~ 38.7% (12) relèvent de la réserve hospitalière (RH) avec administration dans le cadre d’une hospitalisation à domicile (HAD).
~ 38.7% (12) sont indiqués comme étant disponible en ville.
L´amoxicilline/Ac.clavulanique, la Cefepime, la Ciprofloxacine, l´Aztreonam et la Rifampicine ne sont disponibles que sous leur nom de spécialité princeps auprès des grossistes répartiteurs. L’amoxicilline n’est disponible que sous forme intra-musculaire (IM) en ville, sous son nom de marque. Tous les autres : Piperacilline/Tazobactam, Ceftazidime, Ceftriaxone, Gentamicine, Imipénem, Méropénem sont disponibles sous leurs noms générique et de marque.
Conclusion : Notre enquête a permis de mettre en évidence des discordances entre les mentions légales et la disponibilité effective des antibiotiques. Ainsi, le circuit de dispensation en rétrocession de la Cefazoline et du Cefotaxime n´est pas réalisable, et la poursuite d´un traitement initié en hospitalisation ne peut se faire que si le patient est éligible à une prise en charge HAD.
De même, une antibiothérapie intra-veineuse avec de l´amoxicilline est réalisable en ambulatoire en utilisant la présentation 500 mg IM disponible en officine, accompagnée d´un avertissement du fabricant indiquant de ne pas utiliser le solvant, les autres formes d´amoxicilline injectable étant réservé à l´usage hospitalier.
Ce constat a permis de réaliser un support de communication affiché sur le circuit de dispensation à destination des prescripteurs, afin d’organiser la prise en charge des patients et de les informer sur le circuit de dispensation.
Mots clés : Antibiotiques injectables, relais hôpital/ville, sécurisation de la prise en charge médicamenteuse
Objectif:
Etablir un plan de communication pour les prescripteurs sur les modalités de dispensation des antibiotiques injectables afin de sécuriser le point de transition hôpital/ville et la prise en charge de ces patients.
Identifier les situations où une dispensation de ces antibiotiques pourrait être complexe et proposer des solutions de prise en charge aux prescripteurs.
Matériels & méthode : Recensement de tous les antibiotiques injectables au livret de l´établissement.
Recherche des données réglementaires sur les modes de dispensation.
Enquête sur la disponibilité des médicaments dans les pharmacies (grossistes et fabricants).
Confronter les modalités de dispensation théoriques à la situation du marché ville pour ces produits.
Résultats & discussion : Nous avons recensé 31 spécialités d´antibiotiques injectables :
~ 29% (9) relèvent de la rétrocession dont 2 ne sont plus commercialisées : Cefazoline Merck et Claforan (Cefotaxime), leurs génériques commercialisés sont eux identifiés comme relevant de la réserve hospitalière.
~ 38.7% (12) relèvent de la réserve hospitalière (RH) avec administration dans le cadre d’une hospitalisation à domicile (HAD).
~ 38.7% (12) sont indiqués comme étant disponible en ville.
L´amoxicilline/Ac.clavulanique, la Cefepime, la Ciprofloxacine, l´Aztreonam et la Rifampicine ne sont disponibles que sous leur nom de spécialité princeps auprès des grossistes répartiteurs. L’amoxicilline n’est disponible que sous forme intra-musculaire (IM) en ville, sous son nom de marque. Tous les autres : Piperacilline/Tazobactam, Ceftazidime, Ceftriaxone, Gentamicine, Imipénem, Méropénem sont disponibles sous leurs noms générique et de marque.
Conclusion : Notre enquête a permis de mettre en évidence des discordances entre les mentions légales et la disponibilité effective des antibiotiques. Ainsi, le circuit de dispensation en rétrocession de la Cefazoline et du Cefotaxime n´est pas réalisable, et la poursuite d´un traitement initié en hospitalisation ne peut se faire que si le patient est éligible à une prise en charge HAD.
De même, une antibiothérapie intra-veineuse avec de l´amoxicilline est réalisable en ambulatoire en utilisant la présentation 500 mg IM disponible en officine, accompagnée d´un avertissement du fabricant indiquant de ne pas utiliser le solvant, les autres formes d´amoxicilline injectable étant réservé à l´usage hospitalier.
Ce constat a permis de réaliser un support de communication affiché sur le circuit de dispensation à destination des prescripteurs, afin d’organiser la prise en charge des patients et de les informer sur le circuit de dispensation.
Mots clés : Antibiotiques injectables, relais hôpital/ville, sécurisation de la prise en charge médicamenteuse
