IMPACT ÉCONOMIQUE DU CHANGEMENT DE RÉFÉRENCE D´UN ANTI GPIIBIIIA DANS UN CENTRE HOSPITALIER GÉNÉRAL.
Réf. 050 E
Claire LAMBERT DE CURSAY1, Claire HENRY1, Julien CHAROLLAIS1, Jean louis GEORGES2, Farahna SAMDJEE1, Claire COURTIN1
1 : Pharmacie, Centre Hospitalier de Versailles, 177 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay
2 : Cardiologie, Centre Hospitalier de Versailles, 177 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay
2 : Cardiologie, Centre Hospitalier de Versailles, 177 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay
Résumé du poster
Introduction : Trois antagonistes intraveineux de la GPIIbIIIa peuvent être utilisés dans la prise en charge des Syndromes Coronariens Aigus (SCA) : le Réopro® (abciximab), l’Integrilin® (eftifibatide) et l’Agrastat® (tirofoban ; génériqué). Dans notre établissement, les trois molécules étaient référencées en 2015 afin de couvrir toutes les indications (avec et sans sus-décalage du segment ST) et traiter les patients insuffisants rénaux (Agrastat étant le seul non contre-indiqué dans l’insuffisance rénale sévère).
A la suite de l’élargissement des indications de l’Agrastat et de la nouvelle offre de prix du laboratoire, nous avons étudié l’impact économique du référencement unique de l’Agrastat à la place de l’Intégrilin et du Réopro dans notre établissement.
Matériels & méthode : Etude rétrospective sur les consommations de Réopro et d’Integrilin dans l’unité de coronarographie de notre établissement en 2015. La population étudiée est constituée de patients admis pour un SCA avec ou sans sus-décalage du segment ST, recevant un bolus puis une perfusion de 12h (mode d’utilisation des trois anti GPIIbIIIa). L’économie potentielle est calculée sur les posologies indiquées dans l’AMM pour un poids moyen de 70kg. Seul le coût total net du traitement a été pris en compte en se basant sur les prix négociés. L’équipe infirmière a également été interrogée sur la facilité de manipulation et le gain en temps apporté.
Résultats & discussion : Les coûts des traitements sont les suivants :
Pour le Réopro, trois flacons de 10 mg sont nécessaires, soit un coût total net de 897 euros par patient.
Pour l’Integrilin, deux poches de 75 mg sont nécessaires, soit un coût total net de 130 euros par patient.
Enfin pour l’Agrastat, une seule poche de 12,5 mg est nécessaire, soit un coût total net de 99 euros par patient (109 euros pour le Tirofiban générique).
Dans notre établissement, en moyenne 9 patients par mois reçoivent du Réopro® et un patient reçoit de l’Integrilin, pour un coût total de 98 436 euros par an. En utilisant l’Agrastat pour tous les patients, le coût serait de 11 880 euros, soit une économie de plus de 86 500 euros par an. Les infirmiers sont satisfaits de la formation et du bénéfice apporté par la manipulation d’un seul flacon.
Conclusion : Cette étude montre l’économie importante du changement de référence de notre anti GPIIbIIIa. Cette modification s’accompagne d’une économie en temps infirmier (une seule poche d’Agrastat est nécessaire, versus 3 flacons pour le Réopro) et d’une uniformisation des protocoles puisque l’Agrastat est indiqué chez tous les patients, y compris les insuffisants rénaux et dialysés. Après présentation de cette étude aux cardiologues et au COMEDIMS, prise en compte de l’avis et formation des infirmiers, le référencement de l’Agrastat a été choisi par notre établissement et de nouveaux protocoles informatiques validés sur notre logiciel de prescription PHARMA® afin de faciliter sa prescription et réduire d’éventuelles erreurs de prescription et d’administration.
Mots clés : anti GPIIbIIIa, prise en charge des SCA, impact économique
A la suite de l’élargissement des indications de l’Agrastat et de la nouvelle offre de prix du laboratoire, nous avons étudié l’impact économique du référencement unique de l’Agrastat à la place de l’Intégrilin et du Réopro dans notre établissement.
Matériels & méthode : Etude rétrospective sur les consommations de Réopro et d’Integrilin dans l’unité de coronarographie de notre établissement en 2015. La population étudiée est constituée de patients admis pour un SCA avec ou sans sus-décalage du segment ST, recevant un bolus puis une perfusion de 12h (mode d’utilisation des trois anti GPIIbIIIa). L’économie potentielle est calculée sur les posologies indiquées dans l’AMM pour un poids moyen de 70kg. Seul le coût total net du traitement a été pris en compte en se basant sur les prix négociés. L’équipe infirmière a également été interrogée sur la facilité de manipulation et le gain en temps apporté.
Résultats & discussion : Les coûts des traitements sont les suivants :
Pour le Réopro, trois flacons de 10 mg sont nécessaires, soit un coût total net de 897 euros par patient.
Pour l’Integrilin, deux poches de 75 mg sont nécessaires, soit un coût total net de 130 euros par patient.
Enfin pour l’Agrastat, une seule poche de 12,5 mg est nécessaire, soit un coût total net de 99 euros par patient (109 euros pour le Tirofiban générique).
Dans notre établissement, en moyenne 9 patients par mois reçoivent du Réopro® et un patient reçoit de l’Integrilin, pour un coût total de 98 436 euros par an. En utilisant l’Agrastat pour tous les patients, le coût serait de 11 880 euros, soit une économie de plus de 86 500 euros par an. Les infirmiers sont satisfaits de la formation et du bénéfice apporté par la manipulation d’un seul flacon.
Conclusion : Cette étude montre l’économie importante du changement de référence de notre anti GPIIbIIIa. Cette modification s’accompagne d’une économie en temps infirmier (une seule poche d’Agrastat est nécessaire, versus 3 flacons pour le Réopro) et d’une uniformisation des protocoles puisque l’Agrastat est indiqué chez tous les patients, y compris les insuffisants rénaux et dialysés. Après présentation de cette étude aux cardiologues et au COMEDIMS, prise en compte de l’avis et formation des infirmiers, le référencement de l’Agrastat a été choisi par notre établissement et de nouveaux protocoles informatiques validés sur notre logiciel de prescription PHARMA® afin de faciliter sa prescription et réduire d’éventuelles erreurs de prescription et d’administration.
Mots clés : anti GPIIbIIIa, prise en charge des SCA, impact économique
