LA CONCILIATION MÉDICAMENTEUSE DANS LE PARCOURS DE SOINS DU PATIENT : MISE EN PLACE DE LA CONCILIATION DE SORTIE AU CENTRE HOSPITALIER DE VERSAILLES
Réf. 006 M
Ricardo GUIMARAES1, Solène METZGER1, Valentin DESCLES1, Thibaud DERIPPE1, Eléonore DACOSTA-NOBLE1, Alix GREDER-BELAN2, Anne BORNAND3, Farahna SAMDJEE1, Sonita AZAN1
1 : Pharmacie, Centre Hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay Cedex
2 : Médecine Interne - Maladies Infectieuses et Tropicales, Centre Hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay Cedex
3 : Gériatrie Aiguë Polyvalente, Centre Hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay Cedex
2 : Médecine Interne - Maladies Infectieuses et Tropicales, Centre Hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay Cedex
3 : Gériatrie Aiguë Polyvalente, Centre Hospitalier de Versailles, 177, rue de Versailles, 78157 Le Chesnay Cedex
Résumé du poster
Introduction : Lors de la prise en charge médicamenteuse du patient à l’hôpital, les points de transition du parcours de soins que sont l’entrée, le transfert et la sortie sont les étapes à risque d’erreurs médicamenteuses. La conciliation médicamenteuse a été mise en place au Centre hospitalier de Versailles (CHV) en avril 2015 pour sécuriser l’entrée et en février 2017 pour la sortie.
Matériels & méthode : Une étude prospective a été réalisée dans les services de Gériatrie (GAP) et de Médecine Interne (MIMIT) entre février et juillet 2017. Pendant 6 mois, 3 externes et 2 internes en pharmacie encadrés par un pharmacien hospitalier ont réalisé les conciliations médicamenteuses d’entrée et de sortie.
Un bilan médicamenteux de sortie BMS est réalisé en comparant le bilan médicamenteux optimisé BMO à l’ordonnance de sortie. Un entretien de sortie avec le patient est effectué et 3 courriers de conciliation de sortie lui sont remis : un pour le patient, un pour le pharmacien d’officine et un autre destiné au médecin traitant.
Les conciliations d´entrée sont réalisées principalement de manière rétroactive et celles de sortie de manière proactive.
Les divergences non intentionnelles non documentées DNIND sont les écarts de prescription constatés issus de la comparaison entre le BMO et l’ordonnance médicamenteuse à l’admission OMA pour l’entrée et entre le BMO et l’ordonnance de sortie pour la sortie. L’objectif de l’étude est de comparer le nombre de DNIND à l’entrée et à la sortie par service.
Résultats & discussion : 58 patients en GAP et 31 patients en MIMIT ont bénéficié d’une conciliation d’entrée et de sortie entre février et juillet 2017. 12% des patients de GAP et 7% des patients en MIMIT ont ainsi été conciliés. La durée de la conciliation d’entrée est de 29 min et celle de sortie de 23 min.
Les patients de GAP étaient âgés en moyenne de 86,9 ans et les patients de MIMIT de 68,1 ans. La durée moyenne d’hospitalisation pour GAP était de 6,7 jours et pour MIMIT 14,7 jours.
Entrée : le nombre de DNIND par patient à l’entrée a été de 0,14 en GAP et de 0,8 en MIMIT. Le nombre de lignes de traitements à l’entrée est de 7,6 en GAP et de 6,5 en MIMIT.
Sortie : le nombre de DNIND par patient à la sortie a été de 0,03 en GAP et de 0,06 en MIMIT. Le nombre de lignes de traitements en sortie est de 6,6 en GAP et de 12,3 en MIMIT. En GAP, les traitements sont majoritairement arrêtés (37%) et en MIMIT, ils sont majoritairement ajoutés (43%).
La conciliation médicamenteuse d’entrée a permis d’identifier et de corriger les DNIND dans les deux services par la discussion entre l’équipe pharmaceutique et l’équipe médicale. Elle a permis de réduire significativement les DNIND à la sortie pour les deux services (p<0,001). La conciliation de sortie permet également de consolider le lien ville-hôpital par la transmission d’un courrier informant le pharmacien et le médecin des modifications de traitement apportées lors de l’hospitalisation.
Conclusion : Cette étude intègre une approche complète du parcours de soins du patient de l’entrée à la sortie. Une enquête auprès des pharmaciens d’officine permettra de connaître leur avis sur le courrier de conciliation de sortie et une autre auprès des médecins permettra de voir l’impact du courrier sur la prescription en post-hospitalisation.
Mots clés : conciliation médicamenteuse, parcours de soins, points de transition
Matériels & méthode : Une étude prospective a été réalisée dans les services de Gériatrie (GAP) et de Médecine Interne (MIMIT) entre février et juillet 2017. Pendant 6 mois, 3 externes et 2 internes en pharmacie encadrés par un pharmacien hospitalier ont réalisé les conciliations médicamenteuses d’entrée et de sortie.
Un bilan médicamenteux de sortie BMS est réalisé en comparant le bilan médicamenteux optimisé BMO à l’ordonnance de sortie. Un entretien de sortie avec le patient est effectué et 3 courriers de conciliation de sortie lui sont remis : un pour le patient, un pour le pharmacien d’officine et un autre destiné au médecin traitant.
Les conciliations d´entrée sont réalisées principalement de manière rétroactive et celles de sortie de manière proactive.
Les divergences non intentionnelles non documentées DNIND sont les écarts de prescription constatés issus de la comparaison entre le BMO et l’ordonnance médicamenteuse à l’admission OMA pour l’entrée et entre le BMO et l’ordonnance de sortie pour la sortie. L’objectif de l’étude est de comparer le nombre de DNIND à l’entrée et à la sortie par service.
Résultats & discussion : 58 patients en GAP et 31 patients en MIMIT ont bénéficié d’une conciliation d’entrée et de sortie entre février et juillet 2017. 12% des patients de GAP et 7% des patients en MIMIT ont ainsi été conciliés. La durée de la conciliation d’entrée est de 29 min et celle de sortie de 23 min.
Les patients de GAP étaient âgés en moyenne de 86,9 ans et les patients de MIMIT de 68,1 ans. La durée moyenne d’hospitalisation pour GAP était de 6,7 jours et pour MIMIT 14,7 jours.
Entrée : le nombre de DNIND par patient à l’entrée a été de 0,14 en GAP et de 0,8 en MIMIT. Le nombre de lignes de traitements à l’entrée est de 7,6 en GAP et de 6,5 en MIMIT.
Sortie : le nombre de DNIND par patient à la sortie a été de 0,03 en GAP et de 0,06 en MIMIT. Le nombre de lignes de traitements en sortie est de 6,6 en GAP et de 12,3 en MIMIT. En GAP, les traitements sont majoritairement arrêtés (37%) et en MIMIT, ils sont majoritairement ajoutés (43%).
La conciliation médicamenteuse d’entrée a permis d’identifier et de corriger les DNIND dans les deux services par la discussion entre l’équipe pharmaceutique et l’équipe médicale. Elle a permis de réduire significativement les DNIND à la sortie pour les deux services (p<0,001). La conciliation de sortie permet également de consolider le lien ville-hôpital par la transmission d’un courrier informant le pharmacien et le médecin des modifications de traitement apportées lors de l’hospitalisation.
Conclusion : Cette étude intègre une approche complète du parcours de soins du patient de l’entrée à la sortie. Une enquête auprès des pharmaciens d’officine permettra de connaître leur avis sur le courrier de conciliation de sortie et une autre auprès des médecins permettra de voir l’impact du courrier sur la prescription en post-hospitalisation.
Mots clés : conciliation médicamenteuse, parcours de soins, points de transition
