LIDOCAÏNE 5% PATCH : EST-CE QUE CELA EN VAUT LA « PAIN » ?
Réf. 004 M
Margot CHOUCHANA1, Elise MOUTEL1, Elodie DUCRET1, Olivia CHAUVEL1, Frederique PLASSART1, Jean-luc PONS1
1 : Pharmacie, CH Victor Dupouy, 69 Rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95100 ARGENTEUIL
Résumé du poster
Introduction : L’emplâtre médicamenteux à la lidocaïne 5% est indiqué dans le traitement symptomatique des douleurs neuropathiques post-zostériennes. Ces 4 dernières années, une augmentation de plus de 50% de sa consommation a été constatée au sein de notre établissement.
L’objectif de ce travail est d’évaluer l’utilisation de ce médicament au sein de notre établissement ainsi que l’impact des pratiques hospitalières sur le secteur de la ville.
Matériels & méthode : Une étude rétrospective des prescriptions de patch à la lidocaïne 5% du 01/01/17 au 01/05/18 est menée. A l’aide des dossiers patients informatisés et papiers, les données suivantes sont analysées : âge, service prescripteur, indication, posologie, modalités d’administration, consultation au préalable ou non de l’équipe mobile de douleur, durée de prescription et présence sur l’ordonnance de sortie.
En parallèle, l’évolution des dépenses hospitalières pour ce médicament est comparée à l’évolution des dépenses engendrées par les prescriptions hospitalières exécutées en ville (PHEV).
Résultats & discussion : Dans cette évaluation, 111 prescriptions de patch à la lidocaïne 5% sont retrouvées pour la période étudiée. La moyenne d’âge des patients est de 72 ans (18 à 99 ans). Moins de la moitié des prescriptions mentionnent le respect de la fenêtre thérapeutique (53/111). Les plus gros services prescripteurs sont l’unité de soins palliatifs (36/111) et l’unité de soin longue durée (28/111). En ce qui concerne le respect des indications, 3% (3/111) des prescriptions correspondent à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), 79% (88/111) sont hors AMM et pour 18% des cas (20/111), l’indication n’a pas été précisée. Pour environ 50% des patients sortants, l’emplâtre à la lidocaïne 5% est présent sur l’ordonnance de sortie.
Conclusion : La majorité des prescriptions analysées concernent des indications hors AMM, initiées par des médecins spécialisés dans la douleur. La revue bibliographique effectuée sur les indications retrouvées montre des résultats variables d’une publication à l’autre. C’est pourquoi, la mise en place d’un groupe de travail pluridisciplinaire reste nécessaire afin d’encadrer les modalités de prescriptions sur l’établissement (modalités d’évaluation des douleurs neuropathiques, validation des principales indications).
Ce travail initié sur le secteur hospitalier montre déjà un impact sur les PHEV. En effet, depuis l’instauration d’un contrôle pharmaceutique systématique lors de la dispensation au sein de l’hôpital, on observe une réduction de 16% des dépenses PHEV observées en ville (232000€ HT en 2016 versus 195000€ HT en 2017).
Cette première évaluation permet de faire un état des lieux du bon usage d’un anesthésique de plus en plus prescrit. Elle constitue une base de travail permettant de répondre en partie à la maitrise de l’évolution des PHEV exigée par le Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES).
Mots clés : Lidocaïne, CAQES , Médicaments, Anesthésique , Bon usage
L’objectif de ce travail est d’évaluer l’utilisation de ce médicament au sein de notre établissement ainsi que l’impact des pratiques hospitalières sur le secteur de la ville.
Matériels & méthode : Une étude rétrospective des prescriptions de patch à la lidocaïne 5% du 01/01/17 au 01/05/18 est menée. A l’aide des dossiers patients informatisés et papiers, les données suivantes sont analysées : âge, service prescripteur, indication, posologie, modalités d’administration, consultation au préalable ou non de l’équipe mobile de douleur, durée de prescription et présence sur l’ordonnance de sortie.
En parallèle, l’évolution des dépenses hospitalières pour ce médicament est comparée à l’évolution des dépenses engendrées par les prescriptions hospitalières exécutées en ville (PHEV).
Résultats & discussion : Dans cette évaluation, 111 prescriptions de patch à la lidocaïne 5% sont retrouvées pour la période étudiée. La moyenne d’âge des patients est de 72 ans (18 à 99 ans). Moins de la moitié des prescriptions mentionnent le respect de la fenêtre thérapeutique (53/111). Les plus gros services prescripteurs sont l’unité de soins palliatifs (36/111) et l’unité de soin longue durée (28/111). En ce qui concerne le respect des indications, 3% (3/111) des prescriptions correspondent à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), 79% (88/111) sont hors AMM et pour 18% des cas (20/111), l’indication n’a pas été précisée. Pour environ 50% des patients sortants, l’emplâtre à la lidocaïne 5% est présent sur l’ordonnance de sortie.
Conclusion : La majorité des prescriptions analysées concernent des indications hors AMM, initiées par des médecins spécialisés dans la douleur. La revue bibliographique effectuée sur les indications retrouvées montre des résultats variables d’une publication à l’autre. C’est pourquoi, la mise en place d’un groupe de travail pluridisciplinaire reste nécessaire afin d’encadrer les modalités de prescriptions sur l’établissement (modalités d’évaluation des douleurs neuropathiques, validation des principales indications).
Ce travail initié sur le secteur hospitalier montre déjà un impact sur les PHEV. En effet, depuis l’instauration d’un contrôle pharmaceutique systématique lors de la dispensation au sein de l’hôpital, on observe une réduction de 16% des dépenses PHEV observées en ville (232000€ HT en 2016 versus 195000€ HT en 2017).
Cette première évaluation permet de faire un état des lieux du bon usage d’un anesthésique de plus en plus prescrit. Elle constitue une base de travail permettant de répondre en partie à la maitrise de l’évolution des PHEV exigée par le Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES).
Mots clés : Lidocaïne, CAQES , Médicaments, Anesthésique , Bon usage
