INTÉRÊT DE LA CONCILIATION MÉDICAMENTEUSE PROACTIVE DANS UN SERVICE DE DIABÉTOLOGIE.
Réf. 021 M
Etienne PEDRON1, Carla BORJA PRATS1, Agnes SOLA GAZAGNES2, Loriane GUTERMANN1, Ornella CONORT1, Laura HARCOUËT 1
1 : Pharmacie clinique, Cochin, 27 rue du faubourg Saint Jacques, 75014 Paris
2 : Diabétologie, Cochin, 27 rue du faubourg Saint Jacques, 75014 Paris
2 : Diabétologie, Cochin, 27 rue du faubourg Saint Jacques, 75014 Paris
Résumé du poster
Introduction : La conciliation médicamenteuse permet de sécuriser la prise en charge du patient. L’objectif de ce travail est d’une part de comparer la conciliation médicamenteuse proactive à l’entrée avec la rétroactive et d’autre part, d’évaluer la conciliation de sortie dans l’unité d’hospitalisation de semaine du service de diabétologie.
Matériels & méthode : L’étude a été menée d’octobre 2017 à juin 2018. Les conciliations ont été réalisées par un binôme externe/pharmacien sénior. Les patients diabétiques hors type 1 (DT1) et type 2 (DT2) (MODY, pancréatectomie, gestationnel) ont été exclus ainsi que ceux traités uniquement par insuline.
Les conciliations d’entrée se sont déroulées aléatoirement entre proactive et rétroactive. Les bilans médicamenteux optimisés (BMO) issus de la conciliation proactive étaient remis aux prescripteurs pour faciliter la prescription hospitalière d’entrée. La conciliation médicamenteuse de sortie était réalisée chez les patients déjà conciliés à l’entrée et réalisée à partir du BMO, la prescription hospitalière en cours et l’ordonnance de sortie.
Résultats & discussion : 263 conciliations ont été réalisées au total. 137 patients (65 hommes / 72 femmes) ont bénéficié d’une conciliation d’entrée. Les BMO ont été réalisés avec en moyenne 3,4 sources [3 ;5] et le nombre moyen de médicaments était de 8,53. 43 divergences non intentionnelles (DNI) d’entrée ont été identifiées. 43 conciliations rétroactives ont révélé 27 DNI (62,8% ; 16 patients). 94 conciliations proactives ont révélé 16 DNI (17,0% ; 12 patients).
Les différents types de DNI retrouvés en rétroactive vs proactive sont : 85% vs 38% omissions, 11% vs 25% erreurs de posologie, 0% vs 6% erreurs de médicament, 4% vs 25% erreurs de rythme d’administration et 0% vs 6% erreurs de forme pharmaceutique. A la sortie, 126 conciliations ont été réalisées, avec 100 DNI (79,4%) identifiées pour 47 patients. Les différents types de DNI retrouvées sont : 39% omissions, 18% erreurs de posologies, 17% libellés incomplets, 18% erreurs de médicament, 6% erreurs de rythme d’administration et 2 erreurs de forme galénique. Les DNI ont concerné principalement le système digestif et métabolisme (40 médicaments) et le système cardiovasculaire (34 médicaments). 100% des erreurs ont été corrigées avant le départ du patient.
Conclusion : A l’entrée, le nombre d’erreurs médicamenteuses identifiées en conciliation rétroactive est 3 fois plus élevé qu’en proactive. Celle-ci par une aide à la prescription, permet d’intensifier les relations médecin/pharmacien. A la sortie, le nombre non négligeable d’erreurs, nous incite à mettre en place une conciliation médicamenteuse de sortie proactive dans ce service.
Mots clés : conciliation médicamenteuse, proactive, sortie, entrée, diabétologie
Matériels & méthode : L’étude a été menée d’octobre 2017 à juin 2018. Les conciliations ont été réalisées par un binôme externe/pharmacien sénior. Les patients diabétiques hors type 1 (DT1) et type 2 (DT2) (MODY, pancréatectomie, gestationnel) ont été exclus ainsi que ceux traités uniquement par insuline.
Les conciliations d’entrée se sont déroulées aléatoirement entre proactive et rétroactive. Les bilans médicamenteux optimisés (BMO) issus de la conciliation proactive étaient remis aux prescripteurs pour faciliter la prescription hospitalière d’entrée. La conciliation médicamenteuse de sortie était réalisée chez les patients déjà conciliés à l’entrée et réalisée à partir du BMO, la prescription hospitalière en cours et l’ordonnance de sortie.
Résultats & discussion : 263 conciliations ont été réalisées au total. 137 patients (65 hommes / 72 femmes) ont bénéficié d’une conciliation d’entrée. Les BMO ont été réalisés avec en moyenne 3,4 sources [3 ;5] et le nombre moyen de médicaments était de 8,53. 43 divergences non intentionnelles (DNI) d’entrée ont été identifiées. 43 conciliations rétroactives ont révélé 27 DNI (62,8% ; 16 patients). 94 conciliations proactives ont révélé 16 DNI (17,0% ; 12 patients).
Les différents types de DNI retrouvés en rétroactive vs proactive sont : 85% vs 38% omissions, 11% vs 25% erreurs de posologie, 0% vs 6% erreurs de médicament, 4% vs 25% erreurs de rythme d’administration et 0% vs 6% erreurs de forme pharmaceutique. A la sortie, 126 conciliations ont été réalisées, avec 100 DNI (79,4%) identifiées pour 47 patients. Les différents types de DNI retrouvées sont : 39% omissions, 18% erreurs de posologies, 17% libellés incomplets, 18% erreurs de médicament, 6% erreurs de rythme d’administration et 2 erreurs de forme galénique. Les DNI ont concerné principalement le système digestif et métabolisme (40 médicaments) et le système cardiovasculaire (34 médicaments). 100% des erreurs ont été corrigées avant le départ du patient.
Conclusion : A l’entrée, le nombre d’erreurs médicamenteuses identifiées en conciliation rétroactive est 3 fois plus élevé qu’en proactive. Celle-ci par une aide à la prescription, permet d’intensifier les relations médecin/pharmacien. A la sortie, le nombre non négligeable d’erreurs, nous incite à mettre en place une conciliation médicamenteuse de sortie proactive dans ce service.
Mots clés : conciliation médicamenteuse, proactive, sortie, entrée, diabétologie
