FER INJECTABLE : CARBOXYMALTOSE FERRIQUE OU FER SACCHAROSE ? ANALYSE DES PRESCRIPTIONS
Réf. 022 M
Julia ROUSSEAU1, Françoise BAUD CAMUS1, Isabelle DEBRIX1
1 : Pharmacie du Groupe Hospitalier de l’Est Parisien, Tenon, 4 rue de la Chine, 75020 Paris
Résumé du poster
Introduction : En raison des coûts liés aux consommations du carboxymaltose ferrique (Ferinject®), le fer saccharose (Fer Sandoz®) a été référencé au sein de notre établissement en juin 2018. Afin de favoriser le bon usage, limiter les coûts et d’éviter les erreurs de prescription et/ou d’administration, ces 2 complexes de fer ont fait l’objet d’une dispensation contrôlée avec prescription sur une ordonnance type rappelant les recommandations de la COMEDIMS. Une étude prospective a été menée afin de mesurer la conformité des prescriptions aux recommandations et les parts respectives de consommation des 2 spécialités.
Matériels & méthode : L’ensemble des prescriptions a été analysé sur une période de 3 mois (juin à septembre 2018). Ont été relevé : la spécialité prescrite, le sexe, l’indication, le contexte clinique, la posologie et le service d’hospitalisation. Le dossier de chaque patient a été consulté dans le logiciel Orbis® afin de recueillir la durée de séjour et les résultats biologiques: l’hémoglobinémie (Hb) et le bilan martial (ferritinémie et coefficient de saturation de la transferrine (CST)). Les consommations ont été extraites du logiciel de gestion Copilote®.
Résultats & discussion : Nous avons analysé 120 prescriptions correspondant à 107 patients (72 femmes et 35 hommes) dans 18 services. 85% des prescriptions ont été effectuées à partir de L’ordonnance type. Le Ferinject® a représenté 82% d’entre elles, les doses prescrites étaient majoritairement 1g (74,5%) et 500 mg (21,4%). Pour le fer Sandoz®, les doses prescrites étaient majoritairement 300mg (41%) et 200mg (36%). 102 patients étaient anémiés (Hb<12g/dL). Un bilan martial a été retrouvé dans 77,5% des cas (83/107) et parmi ces derniers, une carence martiale a été objectivée dans 89% des cas (ferritinémie et/ou CST diminué(s)). 14 contextes cliniques ont été recensés. 5 d’entre eux (44% des prescriptions) correspondaient aux recommandations de la COMEDIMS (majoritairement cancérologie et insuffisance rénale chronique). A l’inverse, 8 contextes (56% des prescriptions) n’étaient pas conformes aux recommandations, (majoritairement le post-opératoire et les saignements d’origine digestive). Au regard des durées de séjours et des posologies prescrites, le Fer Sandoz® aurait pu être utilisé à la place du Ferinject® dans 68,5% des cas. En 3 mois, l’économie réalisée a été de 15 097€ par rapport aux chiffres de 2017.
Conclusion : Cette étude nous a permis de mieux appréhender l’utilisation du fer injectable dans notre établissement. La spécialité la plus prescrite reste le Ferinject®, y compris pour les patients restant hospitalisés 6 jours et plus. Le nombre de prescriptions non conforme aux recommandations de la COMEDIMS reste élevé. Une harmonisation des pratiques avec une utilisation plus large du Fer Sandoz® dans les services de longue durée d’hospitalisation doit être envisagée. Un protocole Fer Sandoz® a été créé dans Orbis® afin de sécuriser et faciliter sa prescription et les modalités de préparation et administration.
Mots clés : Fer injectable, prescription, consommation
Matériels & méthode : L’ensemble des prescriptions a été analysé sur une période de 3 mois (juin à septembre 2018). Ont été relevé : la spécialité prescrite, le sexe, l’indication, le contexte clinique, la posologie et le service d’hospitalisation. Le dossier de chaque patient a été consulté dans le logiciel Orbis® afin de recueillir la durée de séjour et les résultats biologiques: l’hémoglobinémie (Hb) et le bilan martial (ferritinémie et coefficient de saturation de la transferrine (CST)). Les consommations ont été extraites du logiciel de gestion Copilote®.
Résultats & discussion : Nous avons analysé 120 prescriptions correspondant à 107 patients (72 femmes et 35 hommes) dans 18 services. 85% des prescriptions ont été effectuées à partir de L’ordonnance type. Le Ferinject® a représenté 82% d’entre elles, les doses prescrites étaient majoritairement 1g (74,5%) et 500 mg (21,4%). Pour le fer Sandoz®, les doses prescrites étaient majoritairement 300mg (41%) et 200mg (36%). 102 patients étaient anémiés (Hb<12g/dL). Un bilan martial a été retrouvé dans 77,5% des cas (83/107) et parmi ces derniers, une carence martiale a été objectivée dans 89% des cas (ferritinémie et/ou CST diminué(s)). 14 contextes cliniques ont été recensés. 5 d’entre eux (44% des prescriptions) correspondaient aux recommandations de la COMEDIMS (majoritairement cancérologie et insuffisance rénale chronique). A l’inverse, 8 contextes (56% des prescriptions) n’étaient pas conformes aux recommandations, (majoritairement le post-opératoire et les saignements d’origine digestive). Au regard des durées de séjours et des posologies prescrites, le Fer Sandoz® aurait pu être utilisé à la place du Ferinject® dans 68,5% des cas. En 3 mois, l’économie réalisée a été de 15 097€ par rapport aux chiffres de 2017.
Conclusion : Cette étude nous a permis de mieux appréhender l’utilisation du fer injectable dans notre établissement. La spécialité la plus prescrite reste le Ferinject®, y compris pour les patients restant hospitalisés 6 jours et plus. Le nombre de prescriptions non conforme aux recommandations de la COMEDIMS reste élevé. Une harmonisation des pratiques avec une utilisation plus large du Fer Sandoz® dans les services de longue durée d’hospitalisation doit être envisagée. Un protocole Fer Sandoz® a été créé dans Orbis® afin de sécuriser et faciliter sa prescription et les modalités de préparation et administration.
Mots clés : Fer injectable, prescription, consommation
