LES MÉTHODES CHROMATOGRAPHIQUES DE LA PHARMACOPÉE EUROPÉENNE SONT-ELLES APPLICABLES À DES ÉTUDES DE STABILITÉ ? EXEMPLE DE LA CARBIDOPA
Réf. 047 PT
Morgane RENAULT-MAHIEUX1, Anthony FICAR1, Mehdi AZEGOUAR1, Victoire VIEILLARD1, Sophie BONNOT-LOURS1, Bernard DO1, Muriel PAUL1
1 : Pharmacie, Centre hospitalier universitaire Henri-Mondor, 51 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94000 Créteil
Résumé du poster
Introduction : La carbidopa (CDP) améliore la biodisponibilité de la [18F]-Dopa utilisée en tomographie à émission de positons afin de détecter des pertes fonctionnelles des terminaisons des neurones dopaminergiques. Disponible uniquement en association fixe, une préparation hospitalière à base de CDP seule et dosée à 100 mg a été développée. Son instabilité chimique requiert une étude de stabilité rigoureusement réalisée au moyen de méthodes indicatrices de stabilité. La recherche des substances apparentées dans la matière première CDP est une exigence de la Pharmacopée Européenne (Ph. Eur.). Elle est réalisée par chromatographie liquide à haute performance (CLHP) conformément aux conditions décrites par la monographie 0755. Cette méthode pourrait donc potentiellement s´appliquer à l´étude de stabilité de cette préparation hospitalière. L’objectif de cette étude était donc d’évaluer ses critères de performance requis pour permettre le suivi de la teneur de la substance active au cours de la conservation.
Matériels & méthode : La méthode CLHP étudiée met en œuvre un mécanisme de partage en phase inverse (0755, Ph. Eur.) : colonne silice greffée C18 (250 x 4,6mm, 5µm) en équilibre avec une phase mobile constituée initialement d´un mélange KH2PO4 0,103 mol/L - méthanol (98/2). Après optimisation, la phase mobile à base de KH2PO4 0,103 mol/L - acétonitrile (ACN) (95/5) est utilisée. La méthode a été validée sur un domaine de concentrations en CDP de 60 à 140 µg/mL.
Résultats & discussion : La méthode décrite par la Ph. Eur. est instable. Le temps de rétention (tR) de la CDP est fluctuant, diminuant au fur et à mesure de l´enchainement des analyses. Ce phénomène est inattendu dans la mesure où l´équilibre entre les phases stationnaire et mobile est d´autant plus favorable que la durée de contact entre les deux systèmes est grande. L´étude de l´impact du pH, de la température et de la nature du solvant organique a montré que la stabilisation du tR de la CDP est fortement conditionnée par la nature et la teneur en solvant organique de la phase mobile. En effet, le remplacement du méthanol par l´ACN et l’augmentation de la fraction organique de la phase à 5% ont cette fois permis de fixer le tR (4,87 ± 0,02 min). Présentant une plus faible affinité que l´ACN vis à vis des chaines alkyl, le méthanol semble moins enclin à permettre leur solvatation, d´autant que la fraction organique est faible. Ces nouvelles conditions ont été testées sur des solutions soumises aux conditions de dégradation forcée. La nouvelle méthode sépare efficacement la CDP de ses produits de dégradation et répond aux critères de validation.
Conclusion : Même si la méthode Ph. Eur. pour la CDP a fait l´objet de test d´aptitude inter-laboratoire, une adaptation et une optimisation ont été nécessaires car elle a été jugée instable et donc peu adaptée pour des études de stabilité de la CDP dans nos gélules.
Mots clés : Contrôles analytiques, Bonnes pratiques de préparation, Préparations hospitalières, Stabilité médicamenteuse
Matériels & méthode : La méthode CLHP étudiée met en œuvre un mécanisme de partage en phase inverse (0755, Ph. Eur.) : colonne silice greffée C18 (250 x 4,6mm, 5µm) en équilibre avec une phase mobile constituée initialement d´un mélange KH2PO4 0,103 mol/L - méthanol (98/2). Après optimisation, la phase mobile à base de KH2PO4 0,103 mol/L - acétonitrile (ACN) (95/5) est utilisée. La méthode a été validée sur un domaine de concentrations en CDP de 60 à 140 µg/mL.
Résultats & discussion : La méthode décrite par la Ph. Eur. est instable. Le temps de rétention (tR) de la CDP est fluctuant, diminuant au fur et à mesure de l´enchainement des analyses. Ce phénomène est inattendu dans la mesure où l´équilibre entre les phases stationnaire et mobile est d´autant plus favorable que la durée de contact entre les deux systèmes est grande. L´étude de l´impact du pH, de la température et de la nature du solvant organique a montré que la stabilisation du tR de la CDP est fortement conditionnée par la nature et la teneur en solvant organique de la phase mobile. En effet, le remplacement du méthanol par l´ACN et l’augmentation de la fraction organique de la phase à 5% ont cette fois permis de fixer le tR (4,87 ± 0,02 min). Présentant une plus faible affinité que l´ACN vis à vis des chaines alkyl, le méthanol semble moins enclin à permettre leur solvatation, d´autant que la fraction organique est faible. Ces nouvelles conditions ont été testées sur des solutions soumises aux conditions de dégradation forcée. La nouvelle méthode sépare efficacement la CDP de ses produits de dégradation et répond aux critères de validation.
Conclusion : Même si la méthode Ph. Eur. pour la CDP a fait l´objet de test d´aptitude inter-laboratoire, une adaptation et une optimisation ont été nécessaires car elle a été jugée instable et donc peu adaptée pour des études de stabilité de la CDP dans nos gélules.
Mots clés : Contrôles analytiques, Bonnes pratiques de préparation, Préparations hospitalières, Stabilité médicamenteuse
