PRISE EN CHARGE DES DYSLIPIDÉMIES DANS UN CENTRE HOSPITALIER PSYCHIATRIQUE, ÉTAT DES LIEUX ET IMPACT DE LA DIFFUSION D’UN ARBRE DÉCISIONNEL
Réf. 001 M
Anthony MARCELLIN1, Christophe COURRÈGE1, Catherine GONZALEZ1
1 : Pharmacie, CH Uzès le Mas Careiron, Chemin du Paradis, 30700 Uzès
Résumé du poster
Introduction : Les neuroleptiques dits « atypiques » sont susceptibles de provoquer des dyslipidémies notamment via des propriétés sérotoninergiques décrites dans la littérature. Ces effets indésirables métaboliques sont souvent associés à une prise de poids et à un risque cardiovasculaire surajouté conduisant à une réduction de l’espérance de vie des patients psychiatriques. Notre objectif est de décrire l’épidémiologie des dyslipidémies survenant chez les patients de notre établissement psychiatrique et d’évaluer l’impact de la diffusion d’un logigramme décisionnel aux médecins généralistes de l’établissement.
Matériels & méthode : Les résultats des analyses biologiques (dont l’EAL : Exploration d’une Anomalie Lipidique) de 100 patients inclus dans l’étude ont été analysés. Un arbre décisionnel élaboré à partir des recommandations nationales a été présenté aux somaticiens en vue d’encadrer la prescription des hypolipémiants en fonction du risque cardio-vasculaire. 50 patients ont été inclus dans l’étude avant la présentation aux généralistes de ce logigramme et 50 après. Les deux critères principaux de notre étude ont été l’estimation de la mortalité cardiovasculaire à 10 ans (SCORE®) et l’ajout d’un médicament hypolipémiant en sortie d’hospitalisation si nécessaire sur la base du risque cardiovasculaire. Les critères secondaires sont les valeurs biologiques de cholestérol et de triglycérides ainsi que les différents facteurs de risque cardiovasculaire.
Résultats & discussion : Les patients en psychiatrie constituent une population difficile dans l’application des recommandations générales (régime alimentaire, activité physique, interactions médicamenteuses…). Les dyslipidémies dans notre établissement psychiatrique sont prises en charge uniquement par les médecins généralistes.
Il apparait très clairement que les neuroleptiques atypiques ont un impact sur l’équilibre lipidique des patients hospitalisés en psychiatrie : l’olanzapine semble être le neuroleptique le plus concerné, après standardisation sur l’âge (33% des patients traités par olanzapine).
Sur l’ensemble des patients entrant au centre hospitalier, 22% n’ont pas atteint leur objectif de LDL-cholestérol fonction de leur catégorie de risque cardio-vasculaire et 30% nécessitent potentiellement une prise en charge par médicaments hypolipémiants. Parmi ces derniers, seuls 42% sont effectivement traités.
Avant présentation du logigramme et pour les patients présentant une dyslipidémie non traitée à l’entrée et nécessitant une prise en charge médicamenteuse, uniquement 13% bénéficient de la prescription d’un hypolipémiant en sortie du centre hospitalier par un médecin généraliste de notre établissement, contre 25% après diffusion du logigramme et selon les mêmes critères.
Conclusion : L’impact des traitements neuroleptiques sur les bilans lipidiques se retrouvent dans notre étude conformément aux données de la littérature. La présentation du logigramme et la discussion avec les médecins somaticiens sur la prise en charge des dyslipidémies augmentent les prescriptions d’hypolipémiants, en les sensibilisant à cet enjeu de santé publique. Cette information doit être régulièrement réitérée afin que ces résultats restent pérennes. La balance bénéfices-risques de ces traitements, particulièrement en psychiatrie, doit être réévaluée régulièrement au vu de leurs effets indésirables et des potentielles interactions médicamenteuses.
Mots clés : Dyslipidémies, Hypolipémiants, Psychiatrie, Neuroleptiques
Matériels & méthode : Les résultats des analyses biologiques (dont l’EAL : Exploration d’une Anomalie Lipidique) de 100 patients inclus dans l’étude ont été analysés. Un arbre décisionnel élaboré à partir des recommandations nationales a été présenté aux somaticiens en vue d’encadrer la prescription des hypolipémiants en fonction du risque cardio-vasculaire. 50 patients ont été inclus dans l’étude avant la présentation aux généralistes de ce logigramme et 50 après. Les deux critères principaux de notre étude ont été l’estimation de la mortalité cardiovasculaire à 10 ans (SCORE®) et l’ajout d’un médicament hypolipémiant en sortie d’hospitalisation si nécessaire sur la base du risque cardiovasculaire. Les critères secondaires sont les valeurs biologiques de cholestérol et de triglycérides ainsi que les différents facteurs de risque cardiovasculaire.
Résultats & discussion : Les patients en psychiatrie constituent une population difficile dans l’application des recommandations générales (régime alimentaire, activité physique, interactions médicamenteuses…). Les dyslipidémies dans notre établissement psychiatrique sont prises en charge uniquement par les médecins généralistes.
Il apparait très clairement que les neuroleptiques atypiques ont un impact sur l’équilibre lipidique des patients hospitalisés en psychiatrie : l’olanzapine semble être le neuroleptique le plus concerné, après standardisation sur l’âge (33% des patients traités par olanzapine).
Sur l’ensemble des patients entrant au centre hospitalier, 22% n’ont pas atteint leur objectif de LDL-cholestérol fonction de leur catégorie de risque cardio-vasculaire et 30% nécessitent potentiellement une prise en charge par médicaments hypolipémiants. Parmi ces derniers, seuls 42% sont effectivement traités.
Avant présentation du logigramme et pour les patients présentant une dyslipidémie non traitée à l’entrée et nécessitant une prise en charge médicamenteuse, uniquement 13% bénéficient de la prescription d’un hypolipémiant en sortie du centre hospitalier par un médecin généraliste de notre établissement, contre 25% après diffusion du logigramme et selon les mêmes critères.
Conclusion : L’impact des traitements neuroleptiques sur les bilans lipidiques se retrouvent dans notre étude conformément aux données de la littérature. La présentation du logigramme et la discussion avec les médecins somaticiens sur la prise en charge des dyslipidémies augmentent les prescriptions d’hypolipémiants, en les sensibilisant à cet enjeu de santé publique. Cette information doit être régulièrement réitérée afin que ces résultats restent pérennes. La balance bénéfices-risques de ces traitements, particulièrement en psychiatrie, doit être réévaluée régulièrement au vu de leurs effets indésirables et des potentielles interactions médicamenteuses.
Mots clés : Dyslipidémies, Hypolipémiants, Psychiatrie, Neuroleptiques
