PRISE EN CHARGE DE LA MYOPIE INFANTILE PAR LE COLLYRE D’ATROPINE 0,1 MG/ML : ÉTUDE DE LA TOLÉRANCE SUR UNE COHORTE DE 74 PATIENTS.
Réf. 002 M
Victoria KAMAMI1, Jean-baptiste DELMOTTE1, Béatrice PIOT1, Marie-laure BRANDELY-PIAT2, Marion JOBARD2, Stéphanie CHARLES-WEBER1, Rui BATISTA2
1 : Pharmacie, Hôtel Dieu, Hôpitaux Universitaire Paris Centre, 1 place du parvis Notre Dame, 75004 Paris
2 : Pharmacie, Cochin, Hôpitaux Universitaire Paris Centre, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
2 : Pharmacie, Cochin, Hôpitaux Universitaire Paris Centre, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
Résumé du poster
Introduction : Le collyre d’atropine 0,1 mg/mL est une préparation hospitalière (PH) indiquée pour ralentir la progression de la myopie infantile. Cette PH est produite par la pharmacie des Hôpitaux Universitaires Paris Centre (HUPC) depuis 2016.
L’objectif de ce travail est d’étudier la tolérance locale et systémique du collyre d’atropine 0,1 mg/mL ainsi que l’impact sur la qualité de vie.
Matériels & méthode : Les patients inclus sont ceux qui bénéficient de la PH produite par la pharmacie des HUPC. Il leur a été proposé de participer à l’étude lors d’un acte de dispensation.
Chaque patient a répondu à un questionnaire de 17 items, élaboré spécifiquement dans le cadre de ce travail. Ce questionnaire comprend trois parties: 1-renseignements généraux, 2-tolérance locale et systémique du collyre, 3-impact sur la qualité de vie. Les résultats sont présentés sous la forme moyenne [min – max] et pourcentage. Le test de Fischer a été utilisé pour les analyses statistiques.
Résultats & discussion : 74 patients ont été inclus sur une période de 3 mois. L’âge moyen est de 11 ans [4 - 37 ans]. La majorité des prescriptions émanent de la ville (69% vs 31% de l’hôpital). Dans 95 % des cas, la posologie est d’une goutte par jour, et dans 5% des cas d’une goutte deux fois par jour. Les patients sont traités en moyenne depuis un an [1 mois – 3 ans].
En ce qui concerne les EI locaux, on recense des éblouissements, des troubles de la vision, des irritations ou picotements pour respectivement 16,2%; 20,2% et 18,9% des patients.
27% des patients ont eu au moins un EI général du type: céphalées; rougeur de la face; agitation, hyperexcitabilité ou somnolence, confusion, désorientation; sécheresse buccale et troubles digestifs.
Il n’y a pas d’influence du moment de l’administration (matin ou soir) ni de l’ancienneté du traitement sur l’éblouissement ou les troubles visuels (p>0,05).
L’impact sur la qualité de vie concerne 11 patients sur 74 (gêne lors des activités en plein air, lors de la lecture ou lors de l’utilisation d’écrans pour respectivement 10,8% ; 8,1% et 6,8 % des patients).
Les EI locaux et généraux restent peu fréquents et peu gênants, la PH du collyre d’atropine semble bien tolérée. Ces EI pourraient être surestimés par l’existence d’un effet nocebo (étude non contrôlée) et d’un biais de réponse lorsque celles-ci sont formulées par les parents des patients. Par ailleurs, les EI systémiques pourraient s’expliquer, en plus des éléments sus-cités, par le fait que les enfants sont plus à risque de développer des EI systémiques après usage de collyre.
Conclusion : L’étude rappelle l’importance d’accompagner la dispensation de conseils pour limiter le passage systémique de l’atropine et diminuer les EI généraux (e.g. appuyer sur le coin de l’œil, essuyer l’excédent de produit). Elle rappelle également la nécessité de sensibiliser les patients sur la déclaration spontanée des EI lors de l’entretien avec le pharmacien.
Les conclusions de cette étude sont en accord avec celles précédemment publiées[1] sur le sujet et viennent confirmer la bonne sécurité d’emploi de notre PH.
1.Yam et al. Low-Concentration Atropine for Myopia Progression (LAMP) Study. Am Acad Oph. 2018
Mots clés : ophtalmologie, myopie, tolérance, qualité de vie, collyre d´atropine 0,1mg/mL
L’objectif de ce travail est d’étudier la tolérance locale et systémique du collyre d’atropine 0,1 mg/mL ainsi que l’impact sur la qualité de vie.
Matériels & méthode : Les patients inclus sont ceux qui bénéficient de la PH produite par la pharmacie des HUPC. Il leur a été proposé de participer à l’étude lors d’un acte de dispensation.
Chaque patient a répondu à un questionnaire de 17 items, élaboré spécifiquement dans le cadre de ce travail. Ce questionnaire comprend trois parties: 1-renseignements généraux, 2-tolérance locale et systémique du collyre, 3-impact sur la qualité de vie. Les résultats sont présentés sous la forme moyenne [min – max] et pourcentage. Le test de Fischer a été utilisé pour les analyses statistiques.
Résultats & discussion : 74 patients ont été inclus sur une période de 3 mois. L’âge moyen est de 11 ans [4 - 37 ans]. La majorité des prescriptions émanent de la ville (69% vs 31% de l’hôpital). Dans 95 % des cas, la posologie est d’une goutte par jour, et dans 5% des cas d’une goutte deux fois par jour. Les patients sont traités en moyenne depuis un an [1 mois – 3 ans].
En ce qui concerne les EI locaux, on recense des éblouissements, des troubles de la vision, des irritations ou picotements pour respectivement 16,2%; 20,2% et 18,9% des patients.
27% des patients ont eu au moins un EI général du type: céphalées; rougeur de la face; agitation, hyperexcitabilité ou somnolence, confusion, désorientation; sécheresse buccale et troubles digestifs.
Il n’y a pas d’influence du moment de l’administration (matin ou soir) ni de l’ancienneté du traitement sur l’éblouissement ou les troubles visuels (p>0,05).
L’impact sur la qualité de vie concerne 11 patients sur 74 (gêne lors des activités en plein air, lors de la lecture ou lors de l’utilisation d’écrans pour respectivement 10,8% ; 8,1% et 6,8 % des patients).
Les EI locaux et généraux restent peu fréquents et peu gênants, la PH du collyre d’atropine semble bien tolérée. Ces EI pourraient être surestimés par l’existence d’un effet nocebo (étude non contrôlée) et d’un biais de réponse lorsque celles-ci sont formulées par les parents des patients. Par ailleurs, les EI systémiques pourraient s’expliquer, en plus des éléments sus-cités, par le fait que les enfants sont plus à risque de développer des EI systémiques après usage de collyre.
Conclusion : L’étude rappelle l’importance d’accompagner la dispensation de conseils pour limiter le passage systémique de l’atropine et diminuer les EI généraux (e.g. appuyer sur le coin de l’œil, essuyer l’excédent de produit). Elle rappelle également la nécessité de sensibiliser les patients sur la déclaration spontanée des EI lors de l’entretien avec le pharmacien.
Les conclusions de cette étude sont en accord avec celles précédemment publiées[1] sur le sujet et viennent confirmer la bonne sécurité d’emploi de notre PH.
1.Yam et al. Low-Concentration Atropine for Myopia Progression (LAMP) Study. Am Acad Oph. 2018
Mots clés : ophtalmologie, myopie, tolérance, qualité de vie, collyre d´atropine 0,1mg/mL
