BON USAGE DES INHIBITEURS DE LA POMPE À PROTON : ÉTUDE OBSERVATIONNELLE DES PRESCRIPTIONS DANS UN HÔPITAL GÉRIATRIQUE
Réf. 012 M
Mathilde DOMPNIER1, Joséphine KONE1, Sandra LARIBE-CAGET1
1 : Pharmacie, Hôpital Rothschild - AP-HP, 5 rue santerre, 75012 Paris
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Résumé du poster
Introduction : Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) constituent une classe thérapeutique de choix pour les traitements préventifs et curatifs de nombreuses affections œsophagiennes et gastro-intestinales. Malgré des recommandations précises décrites par la Haute Autorité de Santé (HAS), les IPP font l’objet d’une surprescription ayant des conséquences cliniques et économiques. Chez le sujet âgé, le mésusage des IPP augmente le risque de complications et de mortalité.L’objectif de cette étude est d’évaluer la conformité des prescriptions de traitement par IPP au sein d’une population gériatrique hospitalisée.
Matériels & méthode : Pour cela, nous avons réalisé une enquête observationnelle et rétrospective des prescriptions d’IPP per os sur l’ensemble de l’établissement un jour donné via une extraction du logiciel de prescription de l’établissement. Dans un deuxième temps, une évaluation de la conformité des prescriptions a été effectuée : les prescriptions étaient conformes lorsque l’indication, la posologie ainsi que la durée de traitement étaient conformes aux recommandations de la HAS. Les données étaient recueillies via le dossier patient informatisé.
Résultats & discussion : Au total, 91 prescriptions ont été relevées pour 88 patients. Dans 43% des cas (n=31/91), ces prescriptions se sont avérées non conformes et pour 23% (n=21/91) aucune indication n’était renseignée. Les prescriptions étaient dans 74% des cas antérieures à l’hospitalisation (n=67/91) et ont été reconduites sans réévaluation tracée. Ces prescriptions antérieures étaient conformes à l’AMM dans 46% des cas. Les initiations de traitement pendant l’hospitalisation sont non conformes aux recommandations dans 42% des cas et aucune justification de mise en place de traitement n’est retrouvée pour 25% d’entre-elles. Sur l’ensemble des prescriptions (initiées et antérieures) une réévaluation est retrouvée dans le dossier dans 6,6% des cas.
Conclusion : Dans notre établissement, les réévaluations de traitement par IPP ne sont pas réalisées pour la majorité des patients. La conciliation médicamenteuse d’entrée mise en place récemment est un outil qui permet de mieux réévaluer ces traitements. La recherche de divergence dans les traitements à l’interface ville/hôpital a notamment pour objectif d’éviter la reconduction systématique des traitements et l’utilisation au long cours non justifiée. De même la remise systématique du volet médicamenteux de la lettre de liaison de la HAS au patient avec son ordonnance de sortie permet une meilleure communication entre les professionnels de santé des secteurs hospitaliers et ambulatoires et doit concourir à une amélioration du bon usage des IPP. Cette amélioration sera objectivée par une seconde étude après quelques mois de la mise en place de ces deux outils.
Mots clés : Bon usage des IPP, Sujet âgé, Conciliation médicamenteuse, Réévaluation
Matériels & méthode : Pour cela, nous avons réalisé une enquête observationnelle et rétrospective des prescriptions d’IPP per os sur l’ensemble de l’établissement un jour donné via une extraction du logiciel de prescription de l’établissement. Dans un deuxième temps, une évaluation de la conformité des prescriptions a été effectuée : les prescriptions étaient conformes lorsque l’indication, la posologie ainsi que la durée de traitement étaient conformes aux recommandations de la HAS. Les données étaient recueillies via le dossier patient informatisé.
Résultats & discussion : Au total, 91 prescriptions ont été relevées pour 88 patients. Dans 43% des cas (n=31/91), ces prescriptions se sont avérées non conformes et pour 23% (n=21/91) aucune indication n’était renseignée. Les prescriptions étaient dans 74% des cas antérieures à l’hospitalisation (n=67/91) et ont été reconduites sans réévaluation tracée. Ces prescriptions antérieures étaient conformes à l’AMM dans 46% des cas. Les initiations de traitement pendant l’hospitalisation sont non conformes aux recommandations dans 42% des cas et aucune justification de mise en place de traitement n’est retrouvée pour 25% d’entre-elles. Sur l’ensemble des prescriptions (initiées et antérieures) une réévaluation est retrouvée dans le dossier dans 6,6% des cas.
Conclusion : Dans notre établissement, les réévaluations de traitement par IPP ne sont pas réalisées pour la majorité des patients. La conciliation médicamenteuse d’entrée mise en place récemment est un outil qui permet de mieux réévaluer ces traitements. La recherche de divergence dans les traitements à l’interface ville/hôpital a notamment pour objectif d’éviter la reconduction systématique des traitements et l’utilisation au long cours non justifiée. De même la remise systématique du volet médicamenteux de la lettre de liaison de la HAS au patient avec son ordonnance de sortie permet une meilleure communication entre les professionnels de santé des secteurs hospitaliers et ambulatoires et doit concourir à une amélioration du bon usage des IPP. Cette amélioration sera objectivée par une seconde étude après quelques mois de la mise en place de ces deux outils.
Mots clés : Bon usage des IPP, Sujet âgé, Conciliation médicamenteuse, Réévaluation
