LES PÉNURIES DES MÉDICAMENTS ONT-ELLES UN IMPACT SUR LES PRESCRIPTIONS HOSPITALIÈRES ? EXEMPLE DU VALSARTAN.
Réf. 017 M
Léa MATIAS1, Amandine BOULNOIS1, Benjamin PALAS1, Afef MOALLA1, Richard CAUSSE1, Audrey DASSY1, Stéphanie POULLAIN1
1 : Pharmacie , Centre intercommunal de Créteil, 40 avenue de verdun, 94000 Créteil
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Résumé du poster
Introduction : Suite aux tensions d’approvisionnement des médicaments, le ministère de la Santé a dévoilé en juillet 2018 un plan reposant sur une meilleure gestion du circuit du médicament et une étroite collaboration du fabricant jusqu’à la pharmacie. Depuis son premier rappel de lots en juillet 2018, le valsartan nécessite à chaque prescription l’ajout de la mention « traitement indispensable pour ce patient » afin qu’il puisse être délivré en ville aux patients prioritaires mais cela n’est pas nécessaire pour la dispensation hospitalière.
Objectifs : Etat des lieux des connaissances des médecins hospitaliers sur la pénurie et modalité de délivrance du valsartan dans le circuit officinal.
Matériels & méthode : D’une part, nous avons fait une analyse rétrospective des prescriptions hospitalières contenant du valsartan via le logiciel Orbis® (Agfa) pour les séjours en Médecine Interne, en Soins de Suite et de Réadaptation et en Médecine Post-Urgence du 01/01/2019 au 30/08/2019. D’autre part, nous avons interrogé les médecins de ces services grâce à un questionnaire portant sur la connaissance de la rupture, l’initiation d’un traitement, la modification des prescriptions pendant l’hospitalisation ou à la sortie, les appels reçus et alternatives proposées par les officines. En parallèle, nous avons publié sur un réseau social dédié aux pharmaciens d’officine, un questionnaire portant sur : la rédaction de l’ordonnance de sortie avec la mention, honorabilité des prescriptions, appels et alternatives proposées aux prescripteurs.
Résultats & discussion : 118 patients ont reçu du valsartan pendant leur séjour. 82 prescriptions de sortie ont été retrouvées dont 9 initiations.
Au total, 13 prescripteurs (dont 8 internes) ont répondu au questionnaire. 46% des médecins avaient connaissance de la rupture grâce à l’information diffusée par la PUI, l’ANSM ou un collègue. Cependant, 54% ont initié un traitement suite à l’absence d’information (57%), la disponibilité du médicament à l’hôpital (57%), ou en raison d’une contre indication à un autre traitement (14%). 83% des médecins disent ne pas avoir été appelés par les officines.
D’après les 33 réponses officinales à l’échelle nationale, 79% des pharmaciens mentionnent que les prescriptions ne comportent pas la mention attendue par l’ANSM, 61% estiment qu’il est difficile de joindre les médecins hospitaliers et 67% ont proposé comme alternative l’irbesartan.
Conclusion : La disponibilité du valsartan et le défaut de transmission d’information à l’hôpital ont conduit à une initiation de traitement et un maintien des prescriptions à la sortie. Les prescriptions hospitalières sont rarement conformes et la rupture de stock de valsartan a conduit à des défauts de délivrance en ville. Des difficultés à joindre les prescripteurs viennent compliquer la dispensation alors qu’une substitution avec accord médical était parfois possible. Dans le contexte persistant de rupture, la communication entre ville et hôpital est essentielle. La conciliation de sortie pour chaque patient serait l’idéal mais irréalisable. Des axes d’améliorations dans la communication intra-établissement sont à rechercher.
Mots clés : Tensions d´approvisionnement, Rupture, Gestion, Médicament, Lien ville-hôpital
Objectifs : Etat des lieux des connaissances des médecins hospitaliers sur la pénurie et modalité de délivrance du valsartan dans le circuit officinal.
Matériels & méthode : D’une part, nous avons fait une analyse rétrospective des prescriptions hospitalières contenant du valsartan via le logiciel Orbis® (Agfa) pour les séjours en Médecine Interne, en Soins de Suite et de Réadaptation et en Médecine Post-Urgence du 01/01/2019 au 30/08/2019. D’autre part, nous avons interrogé les médecins de ces services grâce à un questionnaire portant sur la connaissance de la rupture, l’initiation d’un traitement, la modification des prescriptions pendant l’hospitalisation ou à la sortie, les appels reçus et alternatives proposées par les officines. En parallèle, nous avons publié sur un réseau social dédié aux pharmaciens d’officine, un questionnaire portant sur : la rédaction de l’ordonnance de sortie avec la mention, honorabilité des prescriptions, appels et alternatives proposées aux prescripteurs.
Résultats & discussion : 118 patients ont reçu du valsartan pendant leur séjour. 82 prescriptions de sortie ont été retrouvées dont 9 initiations.
Au total, 13 prescripteurs (dont 8 internes) ont répondu au questionnaire. 46% des médecins avaient connaissance de la rupture grâce à l’information diffusée par la PUI, l’ANSM ou un collègue. Cependant, 54% ont initié un traitement suite à l’absence d’information (57%), la disponibilité du médicament à l’hôpital (57%), ou en raison d’une contre indication à un autre traitement (14%). 83% des médecins disent ne pas avoir été appelés par les officines.
D’après les 33 réponses officinales à l’échelle nationale, 79% des pharmaciens mentionnent que les prescriptions ne comportent pas la mention attendue par l’ANSM, 61% estiment qu’il est difficile de joindre les médecins hospitaliers et 67% ont proposé comme alternative l’irbesartan.
Conclusion : La disponibilité du valsartan et le défaut de transmission d’information à l’hôpital ont conduit à une initiation de traitement et un maintien des prescriptions à la sortie. Les prescriptions hospitalières sont rarement conformes et la rupture de stock de valsartan a conduit à des défauts de délivrance en ville. Des difficultés à joindre les prescripteurs viennent compliquer la dispensation alors qu’une substitution avec accord médical était parfois possible. Dans le contexte persistant de rupture, la communication entre ville et hôpital est essentielle. La conciliation de sortie pour chaque patient serait l’idéal mais irréalisable. Des axes d’améliorations dans la communication intra-établissement sont à rechercher.
Mots clés : Tensions d´approvisionnement, Rupture, Gestion, Médicament, Lien ville-hôpital
