LA CONSERVATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX OBJETS DE MATÉRIOVIGILANCE : UN DÉFI !
Réf. 021 DM
Oral
Coralie MOINE-PICARD1, Nabil BENHAJKASSEN1, Anne-claire STEINMETZ1, Jean-eudes FONTAN1
1 : Unité des Dispositifs Médicaux, Hôpital Lariboisière APHP, 2 rue Ambroise Paré, 75010 Paris
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Résumé du poster
Introduction : Dans 30% des cas signalés dans notre hôpital, le dispositif médical (DM) consommable impliqué dans les incidents de matériovigilance (MV) n’est pas conservé par les utilisateurs. Or c’est indispensable à l’expertise. L’objectif de ce travail est de choisir une consigne unique à donner sur l’établissement puis de développer des outils de communication et de formation adressés aux services interventionnels de l’hôpital, afin d’améliorer la conservation des DM qui font l’objet de MV.
Matériels & méthode : A ce jour, il n’existe pas de référentiel réglementaire opposable sur le traitement et la conservation des DM de MV. Deux enquêtes ont donc été menées pour connaitre l’état des pratiques nationales. En janvier 2019, 10 pharmaciens hospitaliers responsables des DM et 2 correspondants régionaux de MV ont d’abord été interrogés. Puis 7 fournisseurs de DM ont répondu à une seconde enquête en février 2019 à propos de leurs exigences sur le traitement des DM qu’ils récupèrent. Ces enquêtes ont permis de choisir des consignes et d’élaborer les supports de formation. Six mois après notre intervention dans les services interventionnels, l’efficacité de ces formations a été évaluée par un questionnaire.
Résultats & discussion : Deux supports de formation ont été élaborés : une présentation d’une dizaine de minutes et une affiche. Les messages principaux sont de ne pas jeter le DM impliqué, de l’identifier et de le conditionner de façon sécurisée, c’est-à-dire pour les DM piquants, coupants dans des contenants durs et pour les autres DM dans un double sachet scellé. Il a été décidé de demander aux services de ne pas traiter les DM souillés avant leur envoi vers la pharmacie. Faire le choix de cette consigne unique a été difficile en raison d’objectifs contradictoires : protéger les personnes et ne pas détériorer le DM pour permettre l’expertise. En mars 2019, l’interne en pharmacie a présenté ces instructions dans sept services interventionnels, a rencontré 32 infirmiers, 19 manipulateurs de radiologie et 9 cadres. L’affiche a été distribuée aux participants, diffusée par mail aux cadres concernés et inclue dans les procédures de l’établissement. Après 6 mois, 22 des professionnels qui avaient profité de la formation ont été interrogés : 100% d’entre eux avaient retenu qu’il est impératif de conserver les DM de MV mais seuls 59% (13/22) savaient qu’il n’est pas nécessaire de traiter les DM impliqués. Ce dernier chiffre peut s’expliquer par l’habitude, ancrée depuis longtemps dans certains blocs opératoires, de nettoyer les DM de MV.
Conclusion : Une consigne et deux outils de formation ont été développés pour favoriser la conservation des DM objets de MV. Les résultats de l’évaluation menée ensuite sont encourageants et nous avons donc prévu d’étendre cette action avec la sensibilisation des équipes médicales et une coordination avec le service Biomédical concernant les équipements. Une seconde évaluation sera menée à partir des signalements de 2019.
Mots clés : Matériovigilance, Conservation, Formation
Matériels & méthode : A ce jour, il n’existe pas de référentiel réglementaire opposable sur le traitement et la conservation des DM de MV. Deux enquêtes ont donc été menées pour connaitre l’état des pratiques nationales. En janvier 2019, 10 pharmaciens hospitaliers responsables des DM et 2 correspondants régionaux de MV ont d’abord été interrogés. Puis 7 fournisseurs de DM ont répondu à une seconde enquête en février 2019 à propos de leurs exigences sur le traitement des DM qu’ils récupèrent. Ces enquêtes ont permis de choisir des consignes et d’élaborer les supports de formation. Six mois après notre intervention dans les services interventionnels, l’efficacité de ces formations a été évaluée par un questionnaire.
Résultats & discussion : Deux supports de formation ont été élaborés : une présentation d’une dizaine de minutes et une affiche. Les messages principaux sont de ne pas jeter le DM impliqué, de l’identifier et de le conditionner de façon sécurisée, c’est-à-dire pour les DM piquants, coupants dans des contenants durs et pour les autres DM dans un double sachet scellé. Il a été décidé de demander aux services de ne pas traiter les DM souillés avant leur envoi vers la pharmacie. Faire le choix de cette consigne unique a été difficile en raison d’objectifs contradictoires : protéger les personnes et ne pas détériorer le DM pour permettre l’expertise. En mars 2019, l’interne en pharmacie a présenté ces instructions dans sept services interventionnels, a rencontré 32 infirmiers, 19 manipulateurs de radiologie et 9 cadres. L’affiche a été distribuée aux participants, diffusée par mail aux cadres concernés et inclue dans les procédures de l’établissement. Après 6 mois, 22 des professionnels qui avaient profité de la formation ont été interrogés : 100% d’entre eux avaient retenu qu’il est impératif de conserver les DM de MV mais seuls 59% (13/22) savaient qu’il n’est pas nécessaire de traiter les DM impliqués. Ce dernier chiffre peut s’expliquer par l’habitude, ancrée depuis longtemps dans certains blocs opératoires, de nettoyer les DM de MV.
Conclusion : Une consigne et deux outils de formation ont été développés pour favoriser la conservation des DM objets de MV. Les résultats de l’évaluation menée ensuite sont encourageants et nous avons donc prévu d’étendre cette action avec la sensibilisation des équipes médicales et une coordination avec le service Biomédical concernant les équipements. Une seconde évaluation sera menée à partir des signalements de 2019.
Mots clés : Matériovigilance, Conservation, Formation
