EVALUATION DES PRATIQUES DE SONDAGE URINAIRE : C’EST DANS LA POCHE ?
Réf. 027 PP
Inès BEDOUDA1, Olivia CHAUVEL1, Victoria GRESTEAU2, Anne DEBONNE2, Bruno LE FALHER2, Jean-luc PONS1
1 : Pharmacie, CH Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95100 Argenteuil
2 : Equipe opérationnelle d´hygiène, CH Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95100 Argenteuil
2 : Equipe opérationnelle d´hygiène, CH Victor Dupouy, 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon, 95100 Argenteuil
Résumé du poster
Introduction : L’infection urinaire associée aux soins (IUAS) est la plus fréquente des infections nosocomiales (près de 30 % des infections nosocomiales). Souvent perçu comme un soin anodin, le sondage urinaire demeure un geste invasif et constitue le premier facteur de risque des IUAS. L’objectif de ce travail est donc de réaliser un état des lieux dans les services de soin et de promouvoir les bonnes pratiques.
Matériels & méthode : Réalisation d’un audit par une interne en pharmacie et une ESI entre mai et juin 2019 comprenant deux axes : d’une part, la rédaction d’un questionnaire destiné aux soignants (IDE et ESI) et remplis par les auditeurs, regroupant des questions de connaissances et de pratiques relatives aux sondages urinaire. D’autre part, l’observation des sondes posées au lit des patients: vérification de la fixation de la sonde, de la position déclive, du volume contenu dans le sac collecteur, et de la traçabilité effectuée. Le traitement et l’exploitation des grilles de questionnaires et d’observations a été réalisé sur le logiciel sphinx® avec validation de l’équipe d’hygiène.
Résultats & discussion : 42 soignants ont été interrogés dans 19 services de soins et nous avons effectué 50 observations dans 24 services.
D’après le questionnaire, les soignants audités ont une connaissance approximative des indications du sondage urinaires. Sont souvent cités la quantification de la diurèse et le lavage qui ne sont pas des indications avérées. Par ailleurs, seuls 44% des personnes interrogées (PI) déclarent réévaluer quotidiennement avec le médecin l’utilité du maintien de la sonde. Concernant les mesures d’hygiène pour la pose de la sonde et son entretien, les antiseptiques utilisés sont majoritairement l’hypochlorite de sodium et la povidone iodée dermique et gynécologique; 53% des PI déclarent utiliser une deuxième paire de gants stérile et un champ stérile pour la pose (mais dépendant de la présence d’un seul ou de plusieurs opérateurs pour la pose). La désinfection du robinet de vidange du sac collecteur n’est effectuée que dans 54% des cas.
D’après nos observations, il ressort que la traçabilité est défaillante : dans 40% des cas, la diurèse quotidienne n’est pas tracée et la date de pose n’est indiquée dans le dossier qu’à hauteur de 43%. Par ailleurs la sonde est fixée moins d’une fois sur dix mais la vidange du sac collecteur et la position déclive sont bien respectées.
Conclusion : Ces résultats mettent en évidence des points critiques dans le processus de soin pour lesquelles une sensibilisation des soignants est requise. Des actions ont déjà été entreprises comme un rappel aux PI des pratiques recommandées, la présentation des résultats de l’audit au comité de lutte contre les infections associées aux soins de l’établissement et, prochainement, ces résultats seront présentés à l’institut de formation en soins infirmiers pour la rentrée 2019-2020.
Mots clés : sondage urinaire , infection urinaire associée aux soins , bonnes pratiques
Matériels & méthode : Réalisation d’un audit par une interne en pharmacie et une ESI entre mai et juin 2019 comprenant deux axes : d’une part, la rédaction d’un questionnaire destiné aux soignants (IDE et ESI) et remplis par les auditeurs, regroupant des questions de connaissances et de pratiques relatives aux sondages urinaire. D’autre part, l’observation des sondes posées au lit des patients: vérification de la fixation de la sonde, de la position déclive, du volume contenu dans le sac collecteur, et de la traçabilité effectuée. Le traitement et l’exploitation des grilles de questionnaires et d’observations a été réalisé sur le logiciel sphinx® avec validation de l’équipe d’hygiène.
Résultats & discussion : 42 soignants ont été interrogés dans 19 services de soins et nous avons effectué 50 observations dans 24 services.
D’après le questionnaire, les soignants audités ont une connaissance approximative des indications du sondage urinaires. Sont souvent cités la quantification de la diurèse et le lavage qui ne sont pas des indications avérées. Par ailleurs, seuls 44% des personnes interrogées (PI) déclarent réévaluer quotidiennement avec le médecin l’utilité du maintien de la sonde. Concernant les mesures d’hygiène pour la pose de la sonde et son entretien, les antiseptiques utilisés sont majoritairement l’hypochlorite de sodium et la povidone iodée dermique et gynécologique; 53% des PI déclarent utiliser une deuxième paire de gants stérile et un champ stérile pour la pose (mais dépendant de la présence d’un seul ou de plusieurs opérateurs pour la pose). La désinfection du robinet de vidange du sac collecteur n’est effectuée que dans 54% des cas.
D’après nos observations, il ressort que la traçabilité est défaillante : dans 40% des cas, la diurèse quotidienne n’est pas tracée et la date de pose n’est indiquée dans le dossier qu’à hauteur de 43%. Par ailleurs la sonde est fixée moins d’une fois sur dix mais la vidange du sac collecteur et la position déclive sont bien respectées.
Conclusion : Ces résultats mettent en évidence des points critiques dans le processus de soin pour lesquelles une sensibilisation des soignants est requise. Des actions ont déjà été entreprises comme un rappel aux PI des pratiques recommandées, la présentation des résultats de l’audit au comité de lutte contre les infections associées aux soins de l’établissement et, prochainement, ces résultats seront présentés à l’institut de formation en soins infirmiers pour la rentrée 2019-2020.
Mots clés : sondage urinaire , infection urinaire associée aux soins , bonnes pratiques
