PRISE EN CHARGE MÉDICAMENTEUSE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP : UN PROCESSUS COMPLEXE À OPTIMISER.
Réf. 045 D
Alexandre BEAUDOIN1, Léa BOISSINOT 1, Dominique BONNET-ZAMPONI1, Catherine REY-QUINIO2, Patricia LE GONIDEC1
1 : OMEDIT Ile-de-France, 8 Rue Maria Héléna Vieira da Silva, 75014 Paris
2 : Direction de l´autonomie, ARS Ile-de-France, Millénaire 2, 35 Rue de la Gare, 75019 Paris
2 : Direction de l´autonomie, ARS Ile-de-France, Millénaire 2, 35 Rue de la Gare, 75019 Paris
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Résumé du poster
Introduction : L’accès aux soins des personnes en situation de handicap est au cœur du projet régional de santé 2018-2022 francilien. A l’heure des coopérations sanitaires et médico-sociales, améliorer la sécurité de la prise en charge médicamenteuse (PECM) dans les établissements médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap (ESMS H) est nécessaire. Secteur souvent peu connu des professionnels à l’hôpital, quelles sont les spécificités à prendre en compte ? L’objectif est de dresser un état des lieux de la PECM en ESMS H.
Matériels & méthode : En 2019, une enquête régionale de 22 questions articulées selon 3 axes : données descriptives ; organisation de la PECM ; axes d’amélioration, a été adressée à 423 ESMS : 191 IME (institut médico-éducatif), 117 FAM (foyer d’accueil médicalisé), 98 MAS (maison d’accueil spécialisée), 17 IEM (institut d’éducation motrice). Les données ont été analysées régionalement par typologie d’ESMS H et les facteurs susceptibles d’influencer la PECM identifiés. Les résultats sont exprimés en % d’ESMS H répondeurs.
Résultats & discussion : 276 ESMS H (65%) ont participé. La répartition par typologie d’ESMS répondeurs est représentative de l’offre d’accueil. Données descriptives : 49 usagers sont accueillis en moyenne par ESMS. L’âge moyen est de 43 ans en FAM/MAS et de 13 ans en IME/IEM. Le nombre moyen de déficiences par ESMS H est de 3,4. Par ordre décroissant, les principales déficiences sont : mentales, troubles du spectre autistique, psychiques, polyhandicap, sensorielles, motrices et « rares ». Plusieurs modalités d’accueil peuvent coexister au sein d’une même structure: semi-internat et internat majoritairement, externat plus rarement. Organisation de la PECM : usagers, aidants, professionnels de santé, médico-éducatifs et aide médico-psychologiques, interviennent dans le processus. 56% des ESMS H ont désigné un référent médicaments. 90% déclarent posséder des procédures, en lien notamment avec le stockage (63%), l’administration des médicaments (42%) ou la déclaration des évènements indésirables (EI) (36%). La dispensation est assurée par une officine pour 93% des ESMS ou une PUI (7%). 88% des ESMS tracent l’administration au format papier (71%), informatiquement (11%) ou via un double circuit (18%). Axes d’amélioration : 61% souhaitent un appui pour optimiser la PECM. Les principaux besoins exprimés sont : information/formation (30%), mise à disposition d’outils d’autoévaluation de la qualité de la PECM (26%), aide à l’élaboration de procédures (34%) et à l’analyse d’EI (14%).
Conclusion : Les ESMS H sont porteurs de nombreuses spécificités, tant au niveau de l’hétérogénéité de la population accueillie (type de déficiences influençant la prise en charge en soins et la PECM, âge…) qu’organisationnelles (modalités d’accueil, multiplicité et diversité des acteurs autour du patient, coordination interne/externe, culture qualité/sécurité). Aussi, prendre en compte ces facteurs, définir et déployer un plan d’actions concerté avec les professionnels de terrain est prioritaire, afin d’optimiser la qualité et la sécurité de la PECM et prévenir l’iatrogénie médicamenteuse.
Mots clés : Prise en charge médicamenteuse, Handicap, Etablissements médico-sociaux, Projet régional de santé
Matériels & méthode : En 2019, une enquête régionale de 22 questions articulées selon 3 axes : données descriptives ; organisation de la PECM ; axes d’amélioration, a été adressée à 423 ESMS : 191 IME (institut médico-éducatif), 117 FAM (foyer d’accueil médicalisé), 98 MAS (maison d’accueil spécialisée), 17 IEM (institut d’éducation motrice). Les données ont été analysées régionalement par typologie d’ESMS H et les facteurs susceptibles d’influencer la PECM identifiés. Les résultats sont exprimés en % d’ESMS H répondeurs.
Résultats & discussion : 276 ESMS H (65%) ont participé. La répartition par typologie d’ESMS répondeurs est représentative de l’offre d’accueil. Données descriptives : 49 usagers sont accueillis en moyenne par ESMS. L’âge moyen est de 43 ans en FAM/MAS et de 13 ans en IME/IEM. Le nombre moyen de déficiences par ESMS H est de 3,4. Par ordre décroissant, les principales déficiences sont : mentales, troubles du spectre autistique, psychiques, polyhandicap, sensorielles, motrices et « rares ». Plusieurs modalités d’accueil peuvent coexister au sein d’une même structure: semi-internat et internat majoritairement, externat plus rarement. Organisation de la PECM : usagers, aidants, professionnels de santé, médico-éducatifs et aide médico-psychologiques, interviennent dans le processus. 56% des ESMS H ont désigné un référent médicaments. 90% déclarent posséder des procédures, en lien notamment avec le stockage (63%), l’administration des médicaments (42%) ou la déclaration des évènements indésirables (EI) (36%). La dispensation est assurée par une officine pour 93% des ESMS ou une PUI (7%). 88% des ESMS tracent l’administration au format papier (71%), informatiquement (11%) ou via un double circuit (18%). Axes d’amélioration : 61% souhaitent un appui pour optimiser la PECM. Les principaux besoins exprimés sont : information/formation (30%), mise à disposition d’outils d’autoévaluation de la qualité de la PECM (26%), aide à l’élaboration de procédures (34%) et à l’analyse d’EI (14%).
Conclusion : Les ESMS H sont porteurs de nombreuses spécificités, tant au niveau de l’hétérogénéité de la population accueillie (type de déficiences influençant la prise en charge en soins et la PECM, âge…) qu’organisationnelles (modalités d’accueil, multiplicité et diversité des acteurs autour du patient, coordination interne/externe, culture qualité/sécurité). Aussi, prendre en compte ces facteurs, définir et déployer un plan d’actions concerté avec les professionnels de terrain est prioritaire, afin d’optimiser la qualité et la sécurité de la PECM et prévenir l’iatrogénie médicamenteuse.
Mots clés : Prise en charge médicamenteuse, Handicap, Etablissements médico-sociaux, Projet régional de santé
