PRISE EN CHARGE DES EFFETS INDÉSIRABLES LIÉS AUX ANTI-PD-1
Réf. 003 M
Caroline CHIRK1, Habib BENOTHMAN2, Raphaël VAZQUEZ1, Marie-noëlle GUERRAULT-MORO1, Anne-claire LAGRAVE1
1 : Pharmacie, Centre hospitalier intercommunal de Poissy-St-Germain, 20 rue Armagis, 78100 Saint-Germain-en-Laye
2 : Pneumologie, Centre hospitalier intercommunal de Poissy-St-Germain, 20 rue Armagis, 78100 Saint-Germain-en-Laye
2 : Pneumologie, Centre hospitalier intercommunal de Poissy-St-Germain, 20 rue Armagis, 78100 Saint-Germain-en-Laye
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Résumé du poster
Introduction : La prescription des anti-PD-1 (nivolumab et pembrolizumab) est en augmentation ces dernières années dans note hôpital, mais nous avons peu de retour sur les effets indésirables (EI) rencontrés par nos patients. Cette étude vise donc à réaliser une cartographie des EI rencontrés et à comparer leur prise en charge dans notre hôpital aux recommandations des sociétés savantes.
Matériels & méthode : A partir du dossier médical des patients traités par anti-PD-1 sur un an entre le décembre 2018 et décembre 2019, nous avons recensé les EI observés et leur prise en charge. Cette prise en charge a été comparée aux recommandations de l’European Society of Medical Oncology (ESMO) et de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).
Résultats & discussion : Notre cohorte comprend 38 patients traités par nivolumab et 25 patients traités par pembrolizumab. 53% des patients sous nivolumab sont atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), 32% d’un cancer de la sphère otorhinolaryngée. 96% des patients sous pembrolizumab ont un CBNPC.
39% des patients sous nivolumab et 24% des patients sous pembrolizumab rencontrent au moins un EI. Respectivement 5% et 12% des patients arrêtent l’immunothérapie à cause de l’EI. Il est donc essentiel que les EI soient correctement pris en charge afin d’éviter l’arrêt prématuré de traitements efficaces sur la tumeur.
La fréquence des EI observés chez nos patients est similaire à celle observée dans les recommandations de l’ESMO, excepté pour les EI cutanéo-muqueux (10% dans notre cohorte, 34% d’après l’ESMO) et thyroïdiens (24% des patients sous nivolumab, 5 à 10% d’après l’ESMO).
La prise en charge des EI dans notre hôpital suit les recommandations des sociétés savantes. Toutefois, on remarque que nos deux patients qui ont eu une altération de la fonction hépatique ou de la fonction rénale à cause de l’anti-PD-1 n’ont pas reçu de corticothérapie. On note aussi qu’en cas d’apparition d’une insuffisance surrénalienne, l’immunothérapie n’est pas arrêtée en attendant que les patients soient stabilisés par le traitement de substitution, probablement car ils sont peu symptomatiques.
Cependant, le nombre de patients inclus dans l’étude n’est pas suffisant pour permettre de réaliser une analyse statistique sur les fréquences des EI hépatiques, rénaux, et les pneumopathies induites par anti-PD-1.
Par ailleurs, depuis fin 2019, le pembrolizumab est remboursé dans le CBNPC non épidermoïde métastatique, ALK et EGFR non mutés, en première ligne, en association au pemetrexed et à un sel de platine. Par conséquent, les prescriptions de nivolumab vont diminuer au profit du pembrolizumab.
Conclusion : La fréquence des EI rencontrés par nos patients correspond aux fréquences rapportées dans les recommandations de l´ESMO, sauf pour les EI cutanéo-muqueux et les EI thyroïdiens. Grâce à cette étude, nous pouvons affirmer que la prise en charge des EI dans notre hôpital est globalement cohérente avec les recommandations émises par les sociétés savantes.
Mots clés : anti-PD-1, effets indésirables, cancer bronchique, nivolumab, pembrolizumab
Matériels & méthode : A partir du dossier médical des patients traités par anti-PD-1 sur un an entre le décembre 2018 et décembre 2019, nous avons recensé les EI observés et leur prise en charge. Cette prise en charge a été comparée aux recommandations de l’European Society of Medical Oncology (ESMO) et de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).
Résultats & discussion : Notre cohorte comprend 38 patients traités par nivolumab et 25 patients traités par pembrolizumab. 53% des patients sous nivolumab sont atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), 32% d’un cancer de la sphère otorhinolaryngée. 96% des patients sous pembrolizumab ont un CBNPC.
39% des patients sous nivolumab et 24% des patients sous pembrolizumab rencontrent au moins un EI. Respectivement 5% et 12% des patients arrêtent l’immunothérapie à cause de l’EI. Il est donc essentiel que les EI soient correctement pris en charge afin d’éviter l’arrêt prématuré de traitements efficaces sur la tumeur.
La fréquence des EI observés chez nos patients est similaire à celle observée dans les recommandations de l’ESMO, excepté pour les EI cutanéo-muqueux (10% dans notre cohorte, 34% d’après l’ESMO) et thyroïdiens (24% des patients sous nivolumab, 5 à 10% d’après l’ESMO).
La prise en charge des EI dans notre hôpital suit les recommandations des sociétés savantes. Toutefois, on remarque que nos deux patients qui ont eu une altération de la fonction hépatique ou de la fonction rénale à cause de l’anti-PD-1 n’ont pas reçu de corticothérapie. On note aussi qu’en cas d’apparition d’une insuffisance surrénalienne, l’immunothérapie n’est pas arrêtée en attendant que les patients soient stabilisés par le traitement de substitution, probablement car ils sont peu symptomatiques.
Cependant, le nombre de patients inclus dans l’étude n’est pas suffisant pour permettre de réaliser une analyse statistique sur les fréquences des EI hépatiques, rénaux, et les pneumopathies induites par anti-PD-1.
Par ailleurs, depuis fin 2019, le pembrolizumab est remboursé dans le CBNPC non épidermoïde métastatique, ALK et EGFR non mutés, en première ligne, en association au pemetrexed et à un sel de platine. Par conséquent, les prescriptions de nivolumab vont diminuer au profit du pembrolizumab.
Conclusion : La fréquence des EI rencontrés par nos patients correspond aux fréquences rapportées dans les recommandations de l´ESMO, sauf pour les EI cutanéo-muqueux et les EI thyroïdiens. Grâce à cette étude, nous pouvons affirmer que la prise en charge des EI dans notre hôpital est globalement cohérente avec les recommandations émises par les sociétés savantes.
Mots clés : anti-PD-1, effets indésirables, cancer bronchique, nivolumab, pembrolizumab
