EVALUATION DE LA MISE EN PLACE DES « ENTRETIENS INHALATEURS » LORS DE LA CONCILIATION MÉDICAMENTEUSE D’ENTRÉE EN PNEUMOLOGIE DANS UN CENTRE HOSPITALIER.
Réf. 008 M
Lydia CHEBREK1, Cécile JONNEAUX1, Véronique DEHONDT1, Pascale GUILLAIN1, Sophie DESURMONT2
1 : Pharmacie, CH de Douai, 1 Rue de Cambrai , 59187 Dechy
2 : Pneumologie, CH de Douai, 1 Rue de Cambrai , 59187 Dechy
2 : Pneumologie, CH de Douai, 1 Rue de Cambrai , 59187 Dechy
Résumé du poster
Introduction : A la demande des pneumologues, nous avons mis en place la conciliation médicamenteuse dans le service de pneumologie. Profitant de cette nouvelle activité, nous avons proposé d’évaluer les connaissances du patient et son aptitude à utiliser son inhalateur.
Les objectifs de cette démarche sont de promouvoir le bon usage des dispositifs inhalés lors de l’entretien patient et de sécuriser son parcours de soins.
Matériels & méthode : Un premier travail a d’abord consisté à réaliser le recensement des dispositifs inhalés.
Le guide Zéphir, un vidéogramme sur l’utilisation des inhalateurs, mis en place par la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), nous a permis d’acquérir les bons gestes.
En collaboration avec les pneumologues, nous avons déterminé les critères d’éligibilité de la conciliation en priorisant les patients ayant une BPCO ou un asthme ou des aérosols ou sur demande des médecins.
Lors de l’entretien de la conciliation d’entrée, la grille de vérification de l’utilisation des dispositifs d’inhalation du RQESR 2019 (réseau québécois d’éducation en santé respiratoire) nous a permis d’évaluer la maitrise de l’utilisation des aérosols par le patient. Ces entretiens sont réalisés par l’interne ou l’étudiant de 5ème année de pharmacie.
Nous avons fait appel aux laboratoires pour obtenir des dispositifs de démonstration.
Résultats & discussion : En deux mois et demi, nous avons concilié 65 patients avec une moyenne d’âge de 65,6 ans. 49.2 % des patients conciliés ont plus d’un inhalateur au domicile. La durée moyenne des entretiens avec le patient est de 12,4 minutes. L’entrevue la plus courte était de 5 minutes quand le patient maitrisait l’utilisation du dispositif et la plus longue de 25 minutes quand une formation approfondie était nécessaire.
Chez 85% des patients, l’utilisation des dispositifs était conforme. Une formation à l’utilisation du dispositif a donc été proposée à 15% des patients à l’aide d’un kit de démonstration et a fait l’objet d’une traçabilité dans le dossier patient.
Les points positifs de cette nouvelle activité sont la pluridisciplinarité du travail entre professionnels de santé (médecins, pharmaciens et infirmiers) pour concourir au bon usage du médicament, la détection du mésusage du dispositif et sa correction. L’écoute et la proximité de l’étudiant en pharmacie ont été appréciées par le patient.
Les limites rencontrées sont la difficulté d’obtention des dispositifs, les délais de réception et la communication verbale compliquée avec certains patients (surdité, barrière de la langue).
Conclusion : La mise en place de cette activité s’est faite par étape (formation, développement de la conciliation, recherches de nouveaux indicateurs de suivi). En plus d’évaluer les dispositifs, nous envisageons d’ajouter un entretien de sortie pour initier le patient à un nouvel inhalateur prescrit lors de son hospitalisation.
Ce travail a également permis de mener une réflexion plus poussée, au sein des équipes médicales et pharmaceutiques, en vue d’optimiser la gamme des inhalateurs et de proposer des dispositifs plus facile d’utilisation ou ne requérant pas la coordination main-poumon.
Mots clés : dispositifs inhalés, Bon usage, pluridisciplinarité , sécuriser le parcours de soins du patient
Les objectifs de cette démarche sont de promouvoir le bon usage des dispositifs inhalés lors de l’entretien patient et de sécuriser son parcours de soins.
Matériels & méthode : Un premier travail a d’abord consisté à réaliser le recensement des dispositifs inhalés.
Le guide Zéphir, un vidéogramme sur l’utilisation des inhalateurs, mis en place par la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), nous a permis d’acquérir les bons gestes.
En collaboration avec les pneumologues, nous avons déterminé les critères d’éligibilité de la conciliation en priorisant les patients ayant une BPCO ou un asthme ou des aérosols ou sur demande des médecins.
Lors de l’entretien de la conciliation d’entrée, la grille de vérification de l’utilisation des dispositifs d’inhalation du RQESR 2019 (réseau québécois d’éducation en santé respiratoire) nous a permis d’évaluer la maitrise de l’utilisation des aérosols par le patient. Ces entretiens sont réalisés par l’interne ou l’étudiant de 5ème année de pharmacie.
Nous avons fait appel aux laboratoires pour obtenir des dispositifs de démonstration.
Résultats & discussion : En deux mois et demi, nous avons concilié 65 patients avec une moyenne d’âge de 65,6 ans. 49.2 % des patients conciliés ont plus d’un inhalateur au domicile. La durée moyenne des entretiens avec le patient est de 12,4 minutes. L’entrevue la plus courte était de 5 minutes quand le patient maitrisait l’utilisation du dispositif et la plus longue de 25 minutes quand une formation approfondie était nécessaire.
Chez 85% des patients, l’utilisation des dispositifs était conforme. Une formation à l’utilisation du dispositif a donc été proposée à 15% des patients à l’aide d’un kit de démonstration et a fait l’objet d’une traçabilité dans le dossier patient.
Les points positifs de cette nouvelle activité sont la pluridisciplinarité du travail entre professionnels de santé (médecins, pharmaciens et infirmiers) pour concourir au bon usage du médicament, la détection du mésusage du dispositif et sa correction. L’écoute et la proximité de l’étudiant en pharmacie ont été appréciées par le patient.
Les limites rencontrées sont la difficulté d’obtention des dispositifs, les délais de réception et la communication verbale compliquée avec certains patients (surdité, barrière de la langue).
Conclusion : La mise en place de cette activité s’est faite par étape (formation, développement de la conciliation, recherches de nouveaux indicateurs de suivi). En plus d’évaluer les dispositifs, nous envisageons d’ajouter un entretien de sortie pour initier le patient à un nouvel inhalateur prescrit lors de son hospitalisation.
Ce travail a également permis de mener une réflexion plus poussée, au sein des équipes médicales et pharmaceutiques, en vue d’optimiser la gamme des inhalateurs et de proposer des dispositifs plus facile d’utilisation ou ne requérant pas la coordination main-poumon.
Mots clés : dispositifs inhalés, Bon usage, pluridisciplinarité , sécuriser le parcours de soins du patient
