Session Posters 2021
Catégorie : Médicaments

AUDIT SUR LA VÉRIFICATION DE LA CONFORMITÉ DE LA PRESCRIPTION ET DE LA DÉLIVRANCE DU TRAITEMENT PAR LE VALPROATE ET SES DÉRIVÉS CHEZ LES FEMMES EN ÂGE DE PROCRÉER DANS UN CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE

Réf. 001 M
Vipushana VITHEYASAKARAN1, Juliette LEFEBVRE1, Anne-laure BELKARFA1, Guillaume LESUEUR1, Marion BARDIN1, Isabelle TIRET1, Rémi VARIN1
1 : Pharmacie à Usage Intérieur, Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, 1, rue de Germont, 76000 Rouen
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Résumé du poster
Introduction : Le Valproate et ses dérivés (VPAD) sont indiqués dans le traitement de l’épilepsie et des troubles bipolaires. Leur administration pendant une grossesse est associée à un risque tératogène. Depuis 2015, l’Agence nationale de sécurité́ du médicament et des produits de santé a renforcé́ les conditions de prescription et de délivrance chez les femmes en âge de procréer avec un plan de gestion des risques comprenant un accord de soin annuel et une prescription initiale annuelle par un spécialiste. Cette étude a pour objectifs de vérifier l’application des mesures de réduction des risques, de prescription et de délivrance du VPAD dans une cohorte de femmes en âge de procréer, hospitalisées dans un établissement de santé hospitalo universitaire de 2500 lits.

Matériels & méthode : Étude prospective de 3 mois pendant laquelle les patientes de 10 à 55 ans recevant du VPAD sont identifiées à partir du logiciel de prescription. Les documents réglementaires sont ensuite recherchés auprès des médecins, des patientes et de leur officine.

Résultats & discussion : L’étude a permis d’inclure 10 patientes âgées de 14 à 53 ans (moyenne d’âge : 40 +/- 12,6 ans). Ces patientes étaient hospitalisées dans des services de neurologie (n=3), orthopédie (n=2), de dermatologie (n=1), médecine interne (n=1), néphrologie (n=1) et pédiatrie (n=1), soins de suite et de réadaptation (n=1). Elles étaient traitées par valproate (n=9) et valpromide (n=1), majoritairement dans le cadre de l’épilepsie (n=6).

A l’interrogatoire, une patiente était ménopausée et a donc été exclue du reste de l’étude. Les autres étaient suivies en ambulatoire par des neurologues (n=4), psychiatres (n=3) et médecins généralistes (n=2). Six d’entre elles ont affirmé être en possession d’un accord de soins mais une seule a pu le présenter en hospitalisation. Quatre patientes avaient un accord de soins datant de moins d’un an. L’absence d’accord de soins a pu être justifiée dans 1 cas par une ligature des trompes avant l’instauration du traitement. Dans les deux autres cas, les patientes étaient suivies par leur médecin traitant. Seules 2 patientes étaient sous contraception mécanique et/ou chimique. Une patiente était en possession d’une carte mentionnant son traitement sous VPAD. Aucune dispensation n’a été refusée par l’officine de ville.


Conclusion : Le faible effectif de cette cohorte montre le recul de la prescription de VPAD dans la population ciblée. Néanmoins les mesures de réduction de risque ne sont pas toujours prises en compte malgré les campagnes d’informations répétées. Une étude à plus grande échelle permettrait d’identifier plus précisément les facteurs favorisant cette dérive.

Mots clés : Réduction des risques, Valproate, Tératogène