PATIENT EN AUTO-ADMINISTRATION DE SES MÉDICAMENTS (PAAM) : AUDIT INFIRMIER ET RECOMMANDATIONS POUR UNE MISE EN ŒUVRE SÛRE.
Réf. 013 M
Cyril BAUDRIER1, Cécile BOTTOIS1, Yara RAHMA1, Rouba ALARAB1, Lilia DJOUDI1, William CHAMPEAU1, Nacima OUSSEDIK1, Victoire PETITCUENOT1, Ornella CONORT1
1 : Pharmacie, Cochin, 27 Rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris
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Résumé du poster
Introduction : L’administration des médicaments relevait jusqu’en 2022 de la responsabilité de l’infirmière. Depuis l’arrêté du 10 octobre 2022, le patient volontaire sous accord médical peut s’auto administrer les médicaments à l’hôpital. Ce nouveau dispositif appelé PAAM nécessite une collaboration avec le pharmacien clinicien et des prérequis spécifiques.
Dans ce contexte, un audit infirmier sur l’administration des médicaments a été réalisé dans notre établissement visant à évaluer les pratiques actuelles et à proposer des recommandations pour une mise en œuvre sécurisée du PAAM.
Matériels & méthode : Un questionnaire infirmier, basé sur les directives de la HAS, a été élaboré atour de trois thèmes : l’administration des traitements, la gestion des traitements personnels et la gestion des stupéfiants.
Les données ont été recueillies directement auprès de l’infirmière diplômée d’Etat (IDE) lors d’entretiens menés par un pharmacien clinicien.
Résultats & discussion : L’audit s’est déroulé du 30 janvier au 30 juin 2023 dans 4 services : chirurgie orthopédique, pneumologie, médecine interne et rhumatologie. 26 IDE ont été interrogées, dont 23 titulaires et 3 intérimaires, avec une médiane de 10 patients pris en charge par infirmier.
71% des IDE auditées notifiaient l´autonomie des patients dans les transmissions narratives du dossier patient informatisé (DPI), avec une vérification systématique de l’administration en cas de non-autonomie. Cependant, 41% réalisaient la traçabilité de l´administration des médicaments avant l´entrée en chambre, et seulement 14% lors de la prise effective par le patient.
73% des IDE déclaraient ne pas toujours être présentes au moment de la prise par le patient. Néanmoins, en cas de non-administration, une traçabilité était réalisée. Les explications aux patients étaient fournies par 92% des IDE, notamment en cas de substitution par un médicament au livret de l’établissement.
Concernant les traitements personnels, 77% des IDE proposaient systématiquement leur retrait, et ceux-ci étaient stockés majoritairement dans le chariot de soins (80%). Le non retrait était souvent lié au refus du patient, à l´autorisation médicale d´auto-administration ou à des contraintes de temps. En ce qui concerne la vérification de la prise an auto-administration, 88% des IDE l´effectuaient, avec traçabilité informatique (96%). Les stupéfiants étaient récupérés en amont du tour de distribution par 77% des IDE et replacés dans le coffre en cas de non-administration (88%).
Conclusion : En conclusion, les IDE confirment déjà l’existence de l’auto administration des médicaments par le patient sans outils de suivi et de traçabilité spécifiques dans le DPI. Cependant, les outils HAS papier du PAAM pourraient être scannés dans le DPI. Le pharmacien présent dans le service pourrait aider à l’organisation du PAAM : en vérifiant auprès du patient ses connaissances sur ses médicaments et son adhésion grâce aux scores, et en favorisant l’éducation thérapeutique continue en accord avec les recommandations HAS. De plus, la gestion en chambre des stupéfiants libéreraient les IDE des allers et venues fréquents au coffre-fort.
Mots clés : Audit infirmier, Auto-administration des médicaments, Recommandations HAS
Dans ce contexte, un audit infirmier sur l’administration des médicaments a été réalisé dans notre établissement visant à évaluer les pratiques actuelles et à proposer des recommandations pour une mise en œuvre sécurisée du PAAM.
Matériels & méthode : Un questionnaire infirmier, basé sur les directives de la HAS, a été élaboré atour de trois thèmes : l’administration des traitements, la gestion des traitements personnels et la gestion des stupéfiants.
Les données ont été recueillies directement auprès de l’infirmière diplômée d’Etat (IDE) lors d’entretiens menés par un pharmacien clinicien.
Résultats & discussion : L’audit s’est déroulé du 30 janvier au 30 juin 2023 dans 4 services : chirurgie orthopédique, pneumologie, médecine interne et rhumatologie. 26 IDE ont été interrogées, dont 23 titulaires et 3 intérimaires, avec une médiane de 10 patients pris en charge par infirmier.
71% des IDE auditées notifiaient l´autonomie des patients dans les transmissions narratives du dossier patient informatisé (DPI), avec une vérification systématique de l’administration en cas de non-autonomie. Cependant, 41% réalisaient la traçabilité de l´administration des médicaments avant l´entrée en chambre, et seulement 14% lors de la prise effective par le patient.
73% des IDE déclaraient ne pas toujours être présentes au moment de la prise par le patient. Néanmoins, en cas de non-administration, une traçabilité était réalisée. Les explications aux patients étaient fournies par 92% des IDE, notamment en cas de substitution par un médicament au livret de l’établissement.
Concernant les traitements personnels, 77% des IDE proposaient systématiquement leur retrait, et ceux-ci étaient stockés majoritairement dans le chariot de soins (80%). Le non retrait était souvent lié au refus du patient, à l´autorisation médicale d´auto-administration ou à des contraintes de temps. En ce qui concerne la vérification de la prise an auto-administration, 88% des IDE l´effectuaient, avec traçabilité informatique (96%). Les stupéfiants étaient récupérés en amont du tour de distribution par 77% des IDE et replacés dans le coffre en cas de non-administration (88%).
Conclusion : En conclusion, les IDE confirment déjà l’existence de l’auto administration des médicaments par le patient sans outils de suivi et de traçabilité spécifiques dans le DPI. Cependant, les outils HAS papier du PAAM pourraient être scannés dans le DPI. Le pharmacien présent dans le service pourrait aider à l’organisation du PAAM : en vérifiant auprès du patient ses connaissances sur ses médicaments et son adhésion grâce aux scores, et en favorisant l’éducation thérapeutique continue en accord avec les recommandations HAS. De plus, la gestion en chambre des stupéfiants libéreraient les IDE des allers et venues fréquents au coffre-fort.
Mots clés : Audit infirmier, Auto-administration des médicaments, Recommandations HAS
