Session Posters 2023
Catégorie : Pharmacotechnie

FAISABILITÉ DE LA CONGÉLATION À -80°C D’UN CONDITIONNEMENT PRIMAIRE DE TRANSPLANT DE MICROBIOTE FÉCAL


Réf. 019 PT
Gabriele NAVELLI1, Rachel  SINTES1, Anne-christine JOLY1
1 : Unité de préparations de microbiote , Saint Antoine, 187 Rue du Faubourg Saint Antoine, 75012 Paris
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Résumé du poster
Introduction : Depuis la mise en œuvre de la transplantation de microbiote fécal en France et les premières recommandations du Groupe Français de Transplantation Fécale, ses modalités pratiques ont évolué à différents niveaux. Par exemple, aujourd’hui, la voie d’administration de prédilection n’est plus la voie basse mais la voie haute par sonde nasogastrique. La congélation de la suspension en seringues entérales le jour du don permettrait donc de s’adapter à ce changement en facilitant l’utilisation de la voie haute par sonde au sein de l’hôpital de jour et le transport vers d’autres centres en sous-traitance.

Matériels & méthode : Pour répondre à cette problématique, l’impact de la congélation et de la décongélation sur des seringues nasoduodénales (Vygon®) et des bouchons obturateurs (Cair LGL®) a été étudié. D’une part, la composition de ces dispositifs médicaux a été comparée à celle des seringues de lavement (Didactic®) et de coloscopie (BD®) en pratique d’ores et déjà conservées à -80°C, complétée par une analyse de la littérature sur ces polymères. D’autre part, 5 lots de 6 seringues ont été placés à -80°C et évalués par analyse macroscopique. Les lots étaient ensuite transférés à -20°C ou testés selon différents procédés de décongélation. L’ensemble des manipulations a été reproduit sur un lot contenant de la suspension fécale.

Résultats & discussion : Les bouchons obturateurs sont composés de polypropylène, polymère retrouvé dans la composition des seringues pour laquelle la congélation a précédemment été validée. Les seringues contiennent du polyéthylène, connu pour être une matière résistante entre -100 et 120°C. Lors de l’analyse macroscopique, aucune altération du conditionnement primaire n’a été constatée à -80°C et après transfert à -20°C. Aucune cassure ou fuite n’ont été observées suite à la décongélation, qu’elle ait été effectuée à partir de -80°C ou de -20°C et indifféremment à l’aide d’un bain-marie ou non. Les mêmes observations ont été faites pour le lot contenant de la suspension fécale.

Conclusion : Ce travail montre que les dispositifs médicaux étudiés sont compatibles avec une congélation à -20°C et -80°C ainsi qu’une décongélation au bain-marie et à température ambiante. Ces résultats permettent de mettre à disposition des transplants en seringues nasogastriques prêtes à l’emploi afin de s’adapter à toutes les pratiques d’administrations, d’optimiser l’activité de sous-traitance, de traiter des patients chez lesquels la prescription de gélules n’est pas conseillée et enfin de faciliter l’activité des unités pharmaceutiques qui préparent des transplants de microbiote.

Mots clés : Microbiote , Cryoconservation, Pharmacotechnie