MISE EN PLACE DE BILAN DE MÉDICATION MIGRAINE EN HÔPITAL DE JOUR POUR LES PATIENTS INITIANT UN TRAITEMENT PAR EPTINEZUMAB : BILAN ET RETOUR D’EXPÉRIENCE
Réf. 014 M
Alexandrine GOUJOUT1, William BAUDRAS1, Pierre-françois ROGLIANO1, Jonathan ABISROR1, Marie-violaine LEBOUTEUX2, Adeline MULLER3, Alaïs BALLAND 1, Chloé DUPONT1
1 : Pharmacie, Hôpital Fondation A. Rothschild, 25 rue Manin, 75019 Paris
2 : Unité Parkinson , Hôpital Fondation A. Rothschild, 25 rue Manin, 75019 Paris
3 : Unité neurovasculaire, Hôpital Fondation A. Rothschild, 25 rue Manin, 75019 Paris
2 : Unité Parkinson , Hôpital Fondation A. Rothschild, 25 rue Manin, 75019 Paris
3 : Unité neurovasculaire, Hôpital Fondation A. Rothschild, 25 rue Manin, 75019 Paris
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Résumé du poster
Introduction : Les anti-CGRP (peptide relié au gène de la calcitonine) ont démontré leur efficacité dans la prise en charge des migraines chroniques sévères. Notre établissement a référencé l’Eptinezumab administré tous les 3 mois en hôpital de jour (HDJ). Un bilan de médication (BM) avant la première administration (C1) permet d’établir un bilan médicamenteux exhaustif, de renforcer les conseils relatifs au bon usage des traitements de crise et d’informer le patient sur l’Eptinezumab.
L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux sept mois après la mise en place de bilan de médication préalable à C1 en HDJ.
Matériels & méthode : Une étude prospective a été menée entre le 3 décembre 2024 et le 3 juillet 2025. Les patients éligibles à l’Eptinezumab présentaient des migraines chroniques sévères avec échec d’au moins deux traitements de fond. Les données recueillies étaient : âge, sexe, type de migraine (avec ou sans aura), nombre de crises par mois, historique des traitements de fond et de crise, nombre de recours au traitement de crise par mois. Un appel téléphonique a été réalisé un mois après la deuxième perfusion (C2). Les données analysées permettaient d’évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement.
Résultats & discussion : Cinquante entretiens ont été menés (âge moyen 44,5 ± 9,6 ans, sex-ratio H/F = 0,06). Les patients présentaient en moyenne 15,7 crises par mois et avaient recours à 25 prises de traitement de crise mensuel, principalement des triptans (n=41, 82%) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (n=22, 44%). Leur surconsommation a été détectée chez 24 (48%) patients. Seize (32%) patients avaient déjà été traités par anti-CGRP, s’étant révélés efficaces pour 13 (81%) d’entre eux.
Quatre mois après C1, 21 patients ont été appelés : le nombre de recours aux traitements de crise a diminué de 52 % après C1 et de 67 % après C2 reflétant une réduction de la fréquence des crises. Le délai d’efficacité moyen était de 7,7 ± 21 jours après C1. Seize (76%) patients ont rapporté une diminution de l’intensité des crises et 14 (67%) une réduction de leur durée. Aucun effet indésirable majeur n’a été signalé, à part 2 cas de constipation transitoire et 3 cas de fatigue réversible.
A l’issue du BM, une synthèse est intégrée dans la lettre de liaison et transmise au neurologue référent. Ce premier bilan, à 7 mois de la mise en place de l’activité, a permis d’objectiver un bénéfice clinique du traitement par un meilleur contrôle de la fréquence des crises et du recours au traitement de crise. Certaines situations à risque telle qu’une surconsommation de triptans à l’origine de céphalées chroniques, ont été identifiées et permettront de mettre en place un suivi thérapeutique personnalisé, renforçant ainsi le lien avec l´officine pour accompagner les patients dans la réduction du recours aux traitements de crise.
Conclusion : La mise en place du BM avant l’initiation de l’Eptinezumab en HDJ a montré un réel bénéfice dans la prise en charge des migraines chroniques, avec une réduction significative de la fréquence des crises et du recours aux traitements de crise tout en renforçant le lien ville-hôpital.
Mots clés : Eptinezumab, Bilan de médication , Optimisation thérapeutique
L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux sept mois après la mise en place de bilan de médication préalable à C1 en HDJ.
Matériels & méthode : Une étude prospective a été menée entre le 3 décembre 2024 et le 3 juillet 2025. Les patients éligibles à l’Eptinezumab présentaient des migraines chroniques sévères avec échec d’au moins deux traitements de fond. Les données recueillies étaient : âge, sexe, type de migraine (avec ou sans aura), nombre de crises par mois, historique des traitements de fond et de crise, nombre de recours au traitement de crise par mois. Un appel téléphonique a été réalisé un mois après la deuxième perfusion (C2). Les données analysées permettaient d’évaluer l’efficacité et la tolérance du traitement.
Résultats & discussion : Cinquante entretiens ont été menés (âge moyen 44,5 ± 9,6 ans, sex-ratio H/F = 0,06). Les patients présentaient en moyenne 15,7 crises par mois et avaient recours à 25 prises de traitement de crise mensuel, principalement des triptans (n=41, 82%) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (n=22, 44%). Leur surconsommation a été détectée chez 24 (48%) patients. Seize (32%) patients avaient déjà été traités par anti-CGRP, s’étant révélés efficaces pour 13 (81%) d’entre eux.
Quatre mois après C1, 21 patients ont été appelés : le nombre de recours aux traitements de crise a diminué de 52 % après C1 et de 67 % après C2 reflétant une réduction de la fréquence des crises. Le délai d’efficacité moyen était de 7,7 ± 21 jours après C1. Seize (76%) patients ont rapporté une diminution de l’intensité des crises et 14 (67%) une réduction de leur durée. Aucun effet indésirable majeur n’a été signalé, à part 2 cas de constipation transitoire et 3 cas de fatigue réversible.
A l’issue du BM, une synthèse est intégrée dans la lettre de liaison et transmise au neurologue référent. Ce premier bilan, à 7 mois de la mise en place de l’activité, a permis d’objectiver un bénéfice clinique du traitement par un meilleur contrôle de la fréquence des crises et du recours au traitement de crise. Certaines situations à risque telle qu’une surconsommation de triptans à l’origine de céphalées chroniques, ont été identifiées et permettront de mettre en place un suivi thérapeutique personnalisé, renforçant ainsi le lien avec l´officine pour accompagner les patients dans la réduction du recours aux traitements de crise.
Conclusion : La mise en place du BM avant l’initiation de l’Eptinezumab en HDJ a montré un réel bénéfice dans la prise en charge des migraines chroniques, avec une réduction significative de la fréquence des crises et du recours aux traitements de crise tout en renforçant le lien ville-hôpital.
Mots clés : Eptinezumab, Bilan de médication , Optimisation thérapeutique
