PLACE DE L’ANIFROLUMAB DANS LE TRAITEMENT DU LUPUS : USAGE AUTORISÉ ET PERSPECTIVES.
Réf. 018 M
Hortense LE NOAC´H1, Paul DENIEL1, Jade PRUD´HOMME1, Isabelle MADELEINE1, Isabelle PEYRON1
1 : Pharmacie, Saint-Louis, 1 Avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris
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Résumé du poster
Introduction : L’anifrolumab, anticorps monoclonal anti-IFNAR1, a une AMM restreinte pour le lupus érythémateux systémique (LES) actif modéré à sévère non contrôlé par traitement standard. Son profil pharmacologique laisse envisager des applications dans d’autres pathologies auto-immunes (AI). Nous nous sommes intéressés à évaluer la conformité des prescriptions d’anifrolumab en regard de son AMM.
Matériels & méthode : Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2023 et mai 2025 dans un service de dermatologie. Tous les patients ayant reçu au moins une dose du médicament ont été inclus. Le recueil a été réalisé via le logiciel ORBIS. L’analyse portait sur la conformité au RCP, l’efficacité et la tolérance au traitement.
Résultats & discussion : Sur les 47 primo-prescriptions d’anifrolumab analysées depuis 2023, le ratio F/H est 2/1. La majorité concerne le lupus 80,9 %, réparti en 20 LES stricto sensu (42,6 %) et 18 autres formes lupiques (38,3 %). Les autres pathologies représentent 19,1 % : dermatomyosite 8,5 %, sclérodermie 4,3 %, connectivite chevauchante 4,3 %, acropulpite lupique 2,1 %.
57,4 % des prescriptions sont non conformes (NC) à l’AMM, avec une tendance croissante 27,3 % en 2023 vs 77 % en 2025.
Concernant l’évaluation clinique, on observe dans les 2 sous-groupes 80% d’efficacité et 85% de tolérance, résultats comparables indépendamment de l’indication.
L’évolution croissante des prescriptions hors AMM reflète une tendance à l’utilisation de l’anifrolumab dans d’autres formes de lupus et maladies AI cutanées impliquant la voie de l’IFN-1. Dans notre cohorte, les résultats en termes d’efficacité et de tolérance semblent prometteurs. Ces observations rejoignent celles rapportées dans divers essais cliniques déjà publiés et en cours, permettant d’évoquer un potentiel repositionnement de l’anifrolumab avec un élargissement de son indication.
Néanmoins, la taille de l’échantillon et les critères de sélection viennent limiter la portée de l’étude. Cette tendance de prescription relevée dans ce travail nécessite d’être appuyée par l’analyse dans d’autres centres. Des études complémentaires, notamment les essais cliniques multicentriques en cours, sont indispensables pour confirmer la place de l’anifrolumab par rapport aux standards actuels.
Conclusion : Cette étude montre une utilisation croissante de l’anifrolumab hors AMM entre 2023 et 2025, principalement dans des pathologies AI cutanées reflétant une évolution des pratiques de prescriptions. Cela impose un questionnement autour du positionnement du médicament par rapport au traitement standard et des perspectives d’élargissement de son indication. L’arrivée prochaine de la forme sous-cutanée pourrait améliorer son accessibilité renforçant son utilisation en dermatologie.
Mots clés : Anifrolumab, Lupus, Indication
Matériels & méthode : Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2023 et mai 2025 dans un service de dermatologie. Tous les patients ayant reçu au moins une dose du médicament ont été inclus. Le recueil a été réalisé via le logiciel ORBIS. L’analyse portait sur la conformité au RCP, l’efficacité et la tolérance au traitement.
Résultats & discussion : Sur les 47 primo-prescriptions d’anifrolumab analysées depuis 2023, le ratio F/H est 2/1. La majorité concerne le lupus 80,9 %, réparti en 20 LES stricto sensu (42,6 %) et 18 autres formes lupiques (38,3 %). Les autres pathologies représentent 19,1 % : dermatomyosite 8,5 %, sclérodermie 4,3 %, connectivite chevauchante 4,3 %, acropulpite lupique 2,1 %.
57,4 % des prescriptions sont non conformes (NC) à l’AMM, avec une tendance croissante 27,3 % en 2023 vs 77 % en 2025.
Concernant l’évaluation clinique, on observe dans les 2 sous-groupes 80% d’efficacité et 85% de tolérance, résultats comparables indépendamment de l’indication.
L’évolution croissante des prescriptions hors AMM reflète une tendance à l’utilisation de l’anifrolumab dans d’autres formes de lupus et maladies AI cutanées impliquant la voie de l’IFN-1. Dans notre cohorte, les résultats en termes d’efficacité et de tolérance semblent prometteurs. Ces observations rejoignent celles rapportées dans divers essais cliniques déjà publiés et en cours, permettant d’évoquer un potentiel repositionnement de l’anifrolumab avec un élargissement de son indication.
Néanmoins, la taille de l’échantillon et les critères de sélection viennent limiter la portée de l’étude. Cette tendance de prescription relevée dans ce travail nécessite d’être appuyée par l’analyse dans d’autres centres. Des études complémentaires, notamment les essais cliniques multicentriques en cours, sont indispensables pour confirmer la place de l’anifrolumab par rapport aux standards actuels.
Conclusion : Cette étude montre une utilisation croissante de l’anifrolumab hors AMM entre 2023 et 2025, principalement dans des pathologies AI cutanées reflétant une évolution des pratiques de prescriptions. Cela impose un questionnement autour du positionnement du médicament par rapport au traitement standard et des perspectives d’élargissement de son indication. L’arrivée prochaine de la forme sous-cutanée pourrait améliorer son accessibilité renforçant son utilisation en dermatologie.
Mots clés : Anifrolumab, Lupus, Indication
