VIDAL SENTINEL® : CONCEPTION ET ÉVALUATION D’UN FILTRE PERSONNALISÉ POUR LA PRIORISATION DES ANALYSES PHARMACEUTIQUES
Réf. 029 PP
Clara MESANGE1, Cédric CHANAT1, Rémy TORDJEMAN1, Marc-antoine BILDAN1, Sandra CAMPS1
1 : Pharmacie, Hôpital Paris Saint-Joseph, 185 Rue Raymond Losserand, 75014 PARIS
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Résumé du poster
Introduction : L’analyse pharmaceutique est une mission réglementaire du pharmacien hospitalier. Le manque de ressources humaines oblige les professionnels à prioriser les prescriptions à analyser. Dans notre établissement, chaque pharmacien ou interne effectue l’analyse des prescriptions d’un service, ainsi que de celles contenant un médicament contrôlé, identifiées via un filtre intégré au logiciel DxCare® (DC). Dans une démarche d’amélioration de la qualité, notre établissement déploie le système d’aide à la décision pharmaceutique (SADP) Vidal Sentinel® (VS). Dans le cadre de l’appropriation de l’outil nous avons souhaité tester si un filtre regroupant les alertes les plus critiques, apporte des prescriptions plus à risque que le filtre DC historique et si cette stratégie peut être utilisée en routine.
Matériels & méthode : Un filtre VS a été conçu en sélectionnant les règles les plus critiques, définies par des pharmaciens selon des critères de fréquence et de sévérité clinique. Ce filtre a été testé prospectivement sur 10 jours par un interne en pharmacie : le nombre de prescriptions, de règles déclenchées, les scores associés, le temps d’analyse par patient, le nombre et le type d’interventions pharmaceutiques (IP) ont été relevés. Les résultats ont été comparés à ceux obtenus sur les prescriptions identifiées par le filtre de DC.
Résultats & discussion : Un échantillon de 152 prescriptions contenant 1465 lignes de traitement a été analysé. L’utilisation du filtre VS a permis d’identifier en moyenne 49 prescriptions par jour, de score moyen 50 et un nombre moyen de 5 alertes. Les patients étaient âgés en moyenne de 71 ans avec un sexe ratio H/F de 1,1. Le temps d’analyse moyen par prescription était de 7,4 minutes, soit environ 6 heures par jour. Le taux d’IP total par prescription est de 57% soit 86 IP, dont 40 apportées par VS. Sur les 152 prescriptions, 60 avaient déjà été analysées via le filtre DC. Le taux d’IP sur ces prescriptions était de 63% dont 27% liées aux alertes VS. Sur les 92 prescriptions apportées par VS, le taux d’IP est de 52% dont 26% liées aux alertes VS. Les IP liée aux alertes VS sont principalement de type Interaction médicamenteuse, Surdosage et Monitorage à suivre. Les types d’IP hors VS sont surtout de type Non-conformité aux référentiels ou Médicament non indiqué (doublons).
Conclusion : L’utilisation du filtre VS permet une analyse plus large que le filtre DC et met en avant des situations à risque, avec un taux d’IP important. Cependant, la moitié des IP ne sont pas liées aux alertes mais à des redondances ou des traitements hors livret qui ne remontent pas dans le SADP. Le taux d’IP plus élevé du filtre DC témoigne de sa pertinence dans son utilisation en routine et ne peut être remplacé à ce stade. De plus, l’utilisation du filtre VS représente un équivalent temps plein pharmacien, ce qui n’est pas réalisable en raison des autres missions du service. En conclusion, VS est pertinent dans sa priorisation mais son utilisation à travers un filtre regroupant les alertes critiques ne sera pas retenue sur notre établissement.
Mots clés : Analyse pharmaceutique, Priorisation, Intervention pharmaceutique
Matériels & méthode : Un filtre VS a été conçu en sélectionnant les règles les plus critiques, définies par des pharmaciens selon des critères de fréquence et de sévérité clinique. Ce filtre a été testé prospectivement sur 10 jours par un interne en pharmacie : le nombre de prescriptions, de règles déclenchées, les scores associés, le temps d’analyse par patient, le nombre et le type d’interventions pharmaceutiques (IP) ont été relevés. Les résultats ont été comparés à ceux obtenus sur les prescriptions identifiées par le filtre de DC.
Résultats & discussion : Un échantillon de 152 prescriptions contenant 1465 lignes de traitement a été analysé. L’utilisation du filtre VS a permis d’identifier en moyenne 49 prescriptions par jour, de score moyen 50 et un nombre moyen de 5 alertes. Les patients étaient âgés en moyenne de 71 ans avec un sexe ratio H/F de 1,1. Le temps d’analyse moyen par prescription était de 7,4 minutes, soit environ 6 heures par jour. Le taux d’IP total par prescription est de 57% soit 86 IP, dont 40 apportées par VS. Sur les 152 prescriptions, 60 avaient déjà été analysées via le filtre DC. Le taux d’IP sur ces prescriptions était de 63% dont 27% liées aux alertes VS. Sur les 92 prescriptions apportées par VS, le taux d’IP est de 52% dont 26% liées aux alertes VS. Les IP liée aux alertes VS sont principalement de type Interaction médicamenteuse, Surdosage et Monitorage à suivre. Les types d’IP hors VS sont surtout de type Non-conformité aux référentiels ou Médicament non indiqué (doublons).
Conclusion : L’utilisation du filtre VS permet une analyse plus large que le filtre DC et met en avant des situations à risque, avec un taux d’IP important. Cependant, la moitié des IP ne sont pas liées aux alertes mais à des redondances ou des traitements hors livret qui ne remontent pas dans le SADP. Le taux d’IP plus élevé du filtre DC témoigne de sa pertinence dans son utilisation en routine et ne peut être remplacé à ce stade. De plus, l’utilisation du filtre VS représente un équivalent temps plein pharmacien, ce qui n’est pas réalisable en raison des autres missions du service. En conclusion, VS est pertinent dans sa priorisation mais son utilisation à travers un filtre regroupant les alertes critiques ne sera pas retenue sur notre établissement.
Mots clés : Analyse pharmaceutique, Priorisation, Intervention pharmaceutique
