Session Posters 2025
Catégorie : Pratique professionnelle

ÉCRASEMENT DES MÉDICAMENTS À L’HÔPITAL : AMÉLIORATION DES PRATIQUES OU NON 15 ANS PLUS TARD ?

Réf. 032 PP
Ninon DAUVERNÉ 1, Jean DOUCET1, Charlotte  MARCHAND1, Amine REKIK1, N-guyen DIEP 1, Antoine LANGLOIS1, Julien HUBERT1
1 : Médecine Interne Polyvalente, Hôpital Saint-Julien, 2 rue guillaume lecointe, 76140 Le Petit Quevilly
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Résumé du poster
Introduction : Les troubles de la déglutition ou du comportement gênent l’administration des traitements. En 2009, une étude avait montré que le recours à l’écrasement des comprimés exposait à un mésusage, voire à un risque iatrogène. Des recommandations avaient été élaborées, reprises par la suite au niveau national. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la « liste des médicaments écrasables » de la Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC), sur les pratiques en service.

Matériels & méthode : Etude observationnelle, un jour donné, des pratiques de préparation et d’administration des médicaments aux patients hospitalisés en médecine interne polyvalente, gériatrie aiguë et Unité de Soins de Longue Durée (USLD). Pour les patients concernés (médicaments écrasés ou gélules ouvertes) : enregistrement du motif d’écrasement, des techniques de préparation et d’administration. La conformité des pratiques était analysée au regard des recommandations de la liste des médicaments écrasables.

Résultats & discussion : Sur 227 patients présents, 82 (81±10,5 ans) avaient au moins un comprimé écrasé/gélule ouverte (36,1%). En moyenne 5,7 traitements per os étaient prescrits par patient dont 3,2 médicaments écrasés/ouverts. Le motif d’écrasement était, à 98%, lié à un trouble de la déglutition. 25,9% étaient écrasables/ouvrables selon les recommandations. Une alternative référencée sur l’établissement était disponible dans 37,6% des cas.

Parmi les 82 préparations, 51 concernaient deux médicaments ou plus. Les médicaments étaient écrasés ensemble dans 62.2% des cas. Les poudres étaient mélangées à des médicaments sous forme liquide dans 53,7% des cas. Le matériel utilisé était dans 87% des cas un écrase médicaments avec coupelle individuelle. Les médicaments étaient administrés extemporanément dans 98% des cas.
Dans cette étude, un infirmier avait connaissance de l’outil SFPC sur les 11 observés.


Conclusion : Le taux de non-conformité lié à l’administration est demeuré important, 74,1% de formes galéniques contre-indiquant l’écrasement (42% en 2009). En revanche, les médicaments étaient écrasés ensemble moins souvent qu’en 2009 (62% VS 71%). Une amélioration des pratiques d’écrasement a été constatée avec l’utilisation majoritaire de matériel à usage unique (mortier commun à plusieurs patients à 59,4% en 2009). L’outil SFPC restait souvent méconnu. Un travail, avec les équipes, sur les dotations devrait améliorer les pratiques. Une nouvelle diffusion de l’information est prévue.

Mots clés : Troubles de la déglutition, Ecrasement des médicaments, Mésusage